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Dans la région de Tambacounda, ce sont les touristes locaux qui fréquentent le plus les réceptifs. A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, le chef de service régional du tourisme a indiqué qu’en 2016, sur les 11 295 touristes comptabilisés dans la région, les 7 836 étaient des résidents.

La région de Tambacounda recèle beaucoup de potentialités touristiques. M Takhèye Faye, chef de service régional du tourisme de Tambacounda indique qu’aussi bien le tourisme de découverte que le tourisme de vision y sont représentés avec la chasse sportive et le tourisme culturel symbolisé par le pays Bassari qui est classé patrimoine mondial de l’Unesco. Cependant, constate M. Faye à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme, les touristes fréquentent peu ou très rarement la zone. En attestent d’ailleurs, les chiffres fournis par le service régional du tourisme. L’année touristique écoulée, seuls 11 295 touristes ont été comptabilisés dans les différentes structures hôtelières qui se trouvent dans la zone du Sénégal oriental (Kédougou et Tambacounda). En plus, la presque totalité de ces touristes sont des résidents. M. Faye explique que 7 836 personnes sur les 11 295 recensées vivent dans le pays ou sont des étrangers qui vivent dans le pays. Poursuivant, il laisse entendre que même les touristes qui fréquentent la zone, n’y restent pas car, note-t-il, les nuitées comptées sont trop faibles. Durant l’année 2016, seules 19 991 nuitées ont été dénombrées chez les 11 295 touristes recensées. Cela montre que les touristes ne font pas en moyenne plus d’une nuitée par personne à Tamba. «Trop faible», note le chef du service régional du tourisme de Tamba, Takhèye Faye. «Il faut davantage de communication pour mieux amener les touristes et autres visiteurs à s’intéresser à la zone du Sénégal oriental qui est pourtant une zone touristique très riche et très diverse», souligne-t-il. M. Faye a toutefois, déploré le non-respect par certaines structures hôtelières des normes préconisées. Cela pourrait être une contrainte à l’atteinte des objectifs voulus, mais aussi à l’attraction et à l’attirance des touristes. D’autres contraintes dont l’insuffisance de la promotion touristique, la dégradation avancée de certains sites, l’inscription du Parc national du Niokolo Koba sur la liste des sites en péril, le manque de formation des acteurs, entre autres, sont aussi citées par M. Faye, qui estime qu’elles doivent être surmontées pour mieux donner au secteur tout le succès qui sied. D’ailleurs, indique-t-il, des pistes d’actions sont en train d’être étudiées et, il s’agit entre autres de recenser tous les sites touristiques, de renforcer les capacités du personnel de l’hôtellerie comme celui du tourisme, afin de mieux faire face aux exigences et autres urgences. Il s’agit surtout, de faciliter l’accès aux sites et autres lieux de tourisme, en réhabilitant les grands axes. Il faut aussi, pense-t-il, doter la zone d’une desserte aérienne régulière.
afall@lequotidien.sn

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