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Mame Mbaye Niang, ministre de la Jeunesse.

Le nouveau Code du tourisme va atterrir à l’Assemblée nationale dans deux mois au plus tard. Le ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, a fait la révélation avant-hier lors de l’atelier de partage de l’avant-projet de Code du tourisme avec les professionnels du secteur à Saly.

Sept mois après le lancement du processus pour l’élaboration du nouveau Code du tourisme, les acteurs ont eu l’occasion, le jeudi dernier, de partager avec la tutelle ce document qui va être validé avant sa soumission à l’Assemblée nationale. Ainsi, avec ce nouveau Code, le Sénégal va disposer pour une première fois depuis son indépendance d’un ensemble de textes réglementant les activités et professions touristiques. C’est pourquoi le ministre de tutelle a déclaré que le tourisme a besoin de ce cadre : «Le projet soumis à votre appréciation prévoit des dispositions qui institutionnalisent le dialogue entre l’Etat et les acteurs. C’est parce que le secteur doit être appréhendé dans sa globalité qu’il faut repenser sa gouvernance, son organisation, son fonctionnement et le financement des investissements en cours. Donc, le Code du tourisme va rendre plus intelligentes, plus harmonieuses et donc plus durables les interventions des différentes parties prenantes. Il va également favoriser l’éclosion d’un meilleur écosystème», a souligné Mame Mbaye Niang.
A en croire le ministre du Tourisme, ce nouveau Code s’impose au vu des résultats que présente le tourisme actuellement. Selon lui, ce secteur a pris son envol : «De 963 mille 004 arrivées en 2014, nous sommes aujourd’hui à 1 million 365 mille entrées de touristes. Les tendances sont donc très favorables et nous rendent optimistes par rapport à l’objectif de 2018.» Pour mieux accompagner les hôteliers dans la relance du tourisme, une deuxième tranche de 2,5 milliards leur sera remise pour qu’ils puissent rénover leurs infrastructures, mais elle va plus concerner les campements touristiques et hôtels qui sont vers le sud, à Kédougou et Saint-Louis.
Par ailleurs, il a annoncé également que la nouvelle station balnéaire de Pointe Sarène sera inaugurée en fin décembre 2018, car elle est à 80% de taux de réalisation.
A cours de cet atelier de partage, le ministre du Tourisme a en profité pour remettre 125  nouvelles cartes professionnelles à l’Association des guides du Sénégal.
Les acteurs, quant à eux, ont bien apprécié la tenue de cet atelier. Boubacar Sabaly, directeur de l’hôtel les Bougainvilliers et représentant le secteur privé, a déclaré que le tourisme est aujourd’hui parasité par des activistes : «Ces gens ne sont pas de la profession. Ils ne peuvent pas donner de la  valeur ajoutée au secteur, mais plutôt un visage négatif. Donc pour le relancer, il était nécessaire que le Sénégal se dote pour la première fois d’un Code du tourisme, car sans ce cadre juridique et réglementaire, tout un  chacun peut se réveiller un beau matin et exercer de façon illégale la profession.»
Il s’est également félicité de la décision de l’Etat de financer le projet de restauration des plages de Saly : «Depuis 1993, nous avons demandé de mettre en place un système pour lutter contre l’érosion côtière. Ce projet a été validé depuis mercredi et les travaux vont démarrer au mois d’octobre. Ce qui va aider encore à faire avancer ce secteur», a conclu le représentant du secteur privé.
abciss@lequotidien.sn 

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