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Dans sa volonté de faire du Sénégal un hub touristique, le ministre du Tourisme et des transports aériens mise sur une meilleure promotion de la destination Sine-Saloum. Ainsi, pour attirer le maximum de touristes vers cette localité pas suffisamment connue mais qui regorge d’immenses potentialités touristiques, Alioune Sarr a annoncé mardi dernier, lors d’une visite à la réserve de Fathala, la construction d’un héliport dans la commune de Toubacouta.

Faire du Sine-Saloum, notamment de son delta, une destination touristique privilégiée. Telle est la volonté du ministre du Tourisme et des transports aériens qui, pour y parvenir, compte soumettre au chef de l’Etat Macky Sall un projet de construction d’un héliport à Toubacouta afin de densifier le trafic touristique dans cette localité du département de Foun­diougne. «Dans notre mission de promouvoir la destination Sénégal, mais en même temps de construire un hub aérien avec l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), avec Air Sénégal international, mais aussi avec la construction et l’aménagement des aéroports régionaux, je vais proposer au chef de l’Etat la construction, ici à Toubacouta, d’un héliport pour accueillir les hélicoptères pour permettre que les touristes qui viendront à Dakar, puissent atterrir ici et visiter le site (Fathala) dans de bonnes conditions», a fait savoir Alioune Sarr, au terme de la visite qu’il a effectuée mardi dernier au niveau de la réserve animalière de Fathala, dans la commune de Toubacouta.
Pour le ministre, la construction d’une telle infrastructure est importante dans la mesure où on se rend compte qu’il y a beaucoup de touristes qui viennent de la Gambie et des pays limitrophes et cela ne permet pas à Aidb d’exploiter convenablement son potentiel de hub aérien. «Donc si nous développons une forte promotion de cette zone touristique, en faisant également des aménagements et des investissements qui permettent de raccourcir la distance entre Dakar et Toubacouta, naturellement nous allons amplifier le niveau du trafic touristique dans la région mais aussi cela nous permettra d’atteindre notre objectif de hub aérien», a assuré Alioune Sarr.
Toujours dans sa volonté de vendre davantage la destination Sine-Saloum, le ministre a, par ailleurs, annoncé la mise sur pied prochaine d’un comité régional de promotion touristique, sous la supervision du gouverneur. Dans la foulée, Alioune Sarr prévoit de signer, dans les semaines à venir, une convention avec ses collègues de la Culture et de l’Environ­nement, en vue de développer ensemble une synergie permettant d’exploiter au mieux les potentialités culturelles et touristiques de la région de Fatick, notamment.
Un autre défi que veut relever le ministre, c’est la mobilisation du secteur privé autour de l’investissement touristique. Dans ce cadre, il a souligné qu’à la fin de la stratégie, les gens devront aboutir à la signature de business cases qui permettront d’attirer aussi bien les investisseurs locaux qu’internationaux.
Après l’étape de Fathala, Alioune Sarr a rencontré les acteurs touristiques locaux à Toubacouta afin de s’enquérir de leurs principales préoccupations. Parmi lesquelles on a noté, entre autres, les problèmes de sécurité, d’électricité, les difficultés de disposer d’une eau potable dans la zone de Ndangane, la faible fréquentation des réceptifs hôteliers (de l’ordre de 5% seulement), le déficit de promotion de la zone, l’absence de soutien des collectivités territoriales. A cela s’ajoute l’absence d’un cadre de concertation pour la mise en tourisme du patrimoine matériel et immatériel, les difficultés d’obtention d’une licence touristique, l’assainissement du secteur et le manque de formation du personnel hôtelier. Pour ce dernier aspect, les acteurs touristiques locaux souhaiteraient l’érection dans la localité d’un centre de formation professionnelle en hôtellerie.
Dans sa réponse, le ministre a promis de les accompagner davantage avec notamment la mise en place, dans un court terme, d’un planning d’ateliers de formation, en attendant de voir les modalités de construction d’un centre de formation professionnelle. Tout cela, selon les propos de Alioune Sarr, pour permettre au Sénégal de pouvoir capter des parts de marché importantes du tourisme international qui génère chaque année plus de 1200 milliards de dollars.
dndong@lequotidien.sn

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