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Le directeur du Centre de formation des métiers de l’hôtellerie de Diourbel, Daouda Niang, a profité de la cérémonie de remise d’attestations aux récipiendaires de la première promotion dudit centre pour plaider pour la construction d’hôtels dans la cité de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul, afin de booster le tourisme religieux.

«Il est temps que la ville de Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul abrite des infrastructures hôtelières pouvant accueillir les nombreux touristes qui font le déplacement lors du grand Magal de Touba. Il n’y a aucun mal dans l’hôtellerie, car il est beaucoup plus facile de contrôler un hôtel plutôt que les différentes maisons qui sont à Touba. On peut y faire du n’importe quoi, alors que dans un hôtel cela n’est pas possible», plaide le professionnel de l’hôtellerie à la retraite, Daouda Niang, par ailleurs directeur du Centre de formation des métiers de l’hôtellerie de Diourbel. Il a fait ce plaidoyer le week-end dernier, lors de la cérémonie de remise d’attestations aux récipiendaires de la première promotion dudit centre. M Niang a ainsi demandé aux religieux de faire le plaidoyer auprès du khalife général des Mourides pour qu’on puisse commencer à faire de l’hôtellerie à Touba. Il exhorte à «faire de l’hôtellerie dans la seconde ville du Sénégal, dans la capitale du Mouridisme où il y a 400 Magal par an et le grand Magal de Touba draine plus de 1,5 million pèlerins. Il faut permettre aux pèlerins, aux talibés de pouvoir rester à Touba, sans compter le fait que cela va forcément réduire le chômage». Selon lui, si l’Arabie Saoudite est la 18ème destination mondiale du tourisme, selon l’Organisation mondiale du tourisme, c’est juste grâce aux pèlerins. En ce sens, dit-il, il faudrait que le Sénégal prenne des dispositions pour pouvoir recenser ces touristes religieux et commencer à faire bénéficier de ce tourisme religieux et de cette manne financière.
A l’en croire, des années 70 à nos jours, le tourisme balnéaire n’a pas apporté beaucoup de choses au Sénégal. Il faudrait que le ministère se penche sur ce problème en mettant en place une stratégie pour pouvoir recenser ces touristes religieux qui dépassent de loin ceux balnéaires, en rapportant beaucoup plus. Pour lui, un hôtel à Touba c’est pour permettre aux talibés d’avoir où crécher pendant qu’on est à Touba. Sur ce, souligne-t-il, «plaider pour l’hôtellerie à Touba, c’est permettre aux pèlerins de rester beaucoup plus longtemps à Touba parce que plus ils restent à Touba, plus ils dépensent. Donc il y a des incidences financières». Mais aussi, estime M. Niang, il faudrait être en phase avec les interdits de la ville, par exemple le fait de ne pas vendre d’alcool.

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