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A Touba, la police a arrêté un sexagénaire qui transportait plus de 100 armes et 800 munitions. En fin octobre dernier, la Gendarmerie nationale avait mis la main sur une importante quantité de munitions volées. Ces affaires relancent le débat sur le trafic d’armes dans ce pays.

Les éléments du poste de police de Gouye Mbind ont procédé ce samedi, vers 18h, à une grosse saisie d’armes à feu au quartier Madiyana de Touba. Le présumé coupable, âgé d’environ 65 ans, a été placé en garde à vue. Une source autorisée informe que l’homme serait l’un des plus grands trafiquants d’armes de la capitale du Mouridisme. Et la police a mis la main sur un impressionnant arsenal composé de «110 armes à feu de divers calibres dont 18 Pa (pistolet automatique), 21 armes de fabrication artisanale Pa et 71 fusils. 807 munitions dont 634 pour Pa, 53 Fap (fusils à pompe), 98 munitions de guerre, 16 chargeurs et 2 jumelles». Abordant la question de savoir si le présumé trafiquant aurait des complices, la source policière souligne juste que l’enquête est en cours. Toutefois, les populations ont profité de l’occasion pour interpeller les autorités compétentes à agir sur ces pratiques qui commencent à gagner du terrain dans la ville de Bamba.

Un sexagénaire en garde à vue
Cette saisie relance aussi des questions sur le trafic d’armes dans ce pays et rappelle d’autres affaires semblables. Dans la nuit du 26 au 27 octobre, la Section de recherches de la Gendarmerie nationale avait intercepté entre 3 900 et 4 500 cartouches d’Ak-47. Ce stock de munitions de guerre, qui était dissimulé dans un véhicule civil, a été intercepté à l’entrée de la cité religieuse de Pire ainsi que deux personnes à bord du véhicule qui transportait les ar­mes.
Le juge d’instruction, saisi par le procureur de la République pour l’ouverture d’une information judiciaire pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste et détention d’armes en vue de la commission d’actes terroristes, avait écroué les mis en cause.
Il faut savoir que les cartouches avaient été subtilisées au sein de l’armurerie de la base militaire de Ouakam. Jusqu’ici, l’Armée n’a ni confirmé ou infirmé ce vol incroyable.
Dans son monitoring des violences en 2018 publié en décembre dernier, le Mouvement contre la prolifération des armes légères en Afrique de l’Ouest (Malao) révélait que les agglomérations de Médina Gounass, Touba et Diaobé faisaient face à une importante circulation d’armes. Le document montrait que le marché «Ocass» de Touba est notamment signalé comme un des principaux marchés d’armes connus au Sénégal où il est possible d’acheter différents types d’armes et de munitions.

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