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Le Sénégal ne doit pas sous-traiter la lutte contre le trafic et la coupe abusive de bois, mais prendre entièrement à bras-le-corps ces deux problématiques, a affirmé le ministre de l’En­vironnent et du développement durable, Abdou Karim Sall. Il a exprimé cette position samedi après qu’un député a suggéré la multiplication d’actions diplomatiques envers des pays voisins pour aider à résoudre ces phénomènes. «Je suis tout à fait d’accord que cela se fasse, mais ma conviction profonde est que cette question cruciale pour notre pays ne doit pas être sous-traitée, mais prise en charge entièrement par le Sénégal», a insisté Abdou Karim Sall, venu défendre le projet de budget de son ministère à l’Assemblée nationale, selon l’Aps.
Pour lui, «la lutte contre le trafic de bois doit s’organiser de manière efficace à partir de notre territoire». «C’est notre conviction. C’est ce qui a poussé le chef de l’Etat à demander des synergies entre les forces de défense et de sécurité et les agents des Eaux et forêts», a-t-il soutenu. Il déclare toutefois que des concertations avec son homologue de la Gambie ont «permis de travailler en synergie pour lutter de part et d’autre» contre le trafic de bois.
Il a relevé que «le durcissement des sanctions à travers le Code forestier a permis de faire des avancées». Il fait observer que «même si aujourd’hui des efforts restent à faire sur le terrain, le combat est en train d’être mené». Il note que le phénomène de coupe abusive de bois «est en train de se déplacer» vers les régions de Matam et Louga, dans le nord du pays. Il a informé que pour cette année 2019, 880 procès-verbaux ont été enregistrés pour 135 emprisonnements. «Nous sommes en train de travailler d’arrache-pied avec les collaborateurs disponibles même si les moyens ne sont pas suffisants (…)», a-t-il signalé.

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