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Après plusieurs demandes rejetées, l’ex-député Seydina Fall, plus connu sous le nom Boughazelli, a obtenu hier une liberté provisoire, après presque 7 mois de détention préventive pour les délits présumés de faux monnayage, association de malfaiteurs.

C’est la fin du confinement pour l’ex-député Seydina Fall plus connu sous le nom de Boughazelli. Il a recouvré hier la liberté après presque 7 mois derrière les barreaux. L’ex-député, inculpé pour une affaire présumée de faux billets et association de malfaiteurs, a obtenu, hier, la liberté provisoire. Le Parquet, qui s’est plusieurs fois opposé à sa requête de mise en liberté, a finalement donné un avis favorable. Ainsi, le Doyen des juges a signé l’ordonnance de main levée du mandat de dépôt. Ses avocats avaient alerté sur son état de santé «dégradant incompatible» avec les rigueurs carcérales. Seydina Fall alias Boughazelli avait été arrêté et inculpé le 22 novembre 2019 pour les délits présumés d’ «association de malfaiteurs, corruption et trafic de faux billets de banque». L’homme politique membre de la mouvance présidentielle a toujours nié les faits qui lui sont reprochés. Il a toujours parlé de «pure machination» pour se blanchir de ses accusations qui ont provoqué sa démission de l’Assemblée nationale. «Je ne suis mêlé ni de près ni de loin à cette affaire de trafic (de faux billets)», jurait-il. Alors que les gendarmes auraient trouvé dans son véhicule un sac comprenant «3 paquets contenant de faux billets en euros, estimés à 46 millions de franc Cfa».
Avant sa brutale chute le 19 novembre dernier, l’ex-député de Benno bokk yaakaar était très souvent au-devant de l’actualité. La dernière en date a été sa sortie tonitruante dans laquelle il déclarait que le Président Sall doit et va faire un 3ème mandat en 2024. Et ce, alors que ce dernier avait enjoint ses hommes de ne plus parler de cette question. D’ailleurs, certains responsables du parti au pouvoir, comme Sory Kaba et Moustapha Diakhaté, avaient été sanctionnés après leurs envolées sur cette question du reste sensible. Mais en marge du lancement des travaux du Bus transit rapid (Brt), Boughazelli a lâché cette phrase qui a été mal accueillie au plus haut sommet et qui sonnait comme une défiance. «Juridi­quement, le président de la République a droit à trois mandats. Raison pour laquelle Macky Sall va briguer un troisième mandat parce que c’est une demande sociale. L’Apr et la grande coalition Bby, qui n’auront pas de candidat en 2024, vont soutenir le Président Sall dans ce nouveau défi. Macky Sall sera notre candidat et on va battre l’opposition à plate couture. Que l’on soit clair ! Juridi­quement, il a le droit de demander un troisième mandat et il le fera», avait-il dit dans une vidéo et en wolof. Sans doute, s’il n’avait pas été sanctionné à l’époque, c’était grâce à son statut d’élu, contrairement à ceux qui occupaient des postes nominatifs.

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