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Pour une évaluation correcte du trafic de Tramadol et d’autres opioïdes pharmaceutiques en Afrique de l’Ouest, une étude a été menée et elle sera disponible d’ici la fin de l’année. L’Onudc qui a tenu une réunion sur cette question à Lagos à la fin du mois de juillet renseigne que «leur utilisation à des fins non médicales a atteint un niveau alarmant en Afrique de l’Ouest».

Dans quelques mois, des données seront disponibles sur le trafic de Tramadol en Afrique de l’Ouest. Le bureau régional de l’Afrique de l‘Ouest de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc) a tenu une réunion à Lagos pour examiner les conclusions d’une étude sur le trafic de Tramadol et d’autres opioïdes pharmaceutiques en Afrique de l’Ouest, financée par l’Union européenne. Dans un document, l’organisation informe que cette étude sera publiée d’ici la fin de l’année. Revenant sur l’importance de disposer des données, l’Onudc informe que «le trafic d’opioïdes pharmaceutiques et leur utilisation à des fins non médicales ont atteint un niveau alarmant en Afrique de l’Ouest». Selon le document, il a été constaté que «la disponibilité des médicaments contre la douleur reste un problème dans les pays d’Afrique de l’Ouest». Ainsi donc, «il est nécessaire de trouver un équilibre entre la limitation de l’utilisation non médicale des opioïdes pharmaceutiques et la garantie de leur disponibilité pour le traitement de la douleur». Le document renseigne par ailleurs que «les données de l’étude intitulée «Au carrefour des drogues licites et illicites : trafic de Tramadol et d’autres opioïdes pharmaceutiques en Afrique de l’Ouest» ont été collectées au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Guinée Conakry, au Niger, au Nigeria et au Togo, de septembre 2018 à mai 2019».
Lors de cette réunion tenue avant la publication de cette étude, les participants ont discuté de «la nécessité de disposer de données fiables sur la traite et l’utilisation non médicale du Tramadol». Ce, renseigne le document, «pour permettre une évaluation correcte du problème». De même, les auteurs du communiqué soulignent que «la discussion a également mis en évidence la nécessité de renforcer les mesures de répression, notamment la collecte et l’analyse de renseignements, la coopération inter-institutions et la coopération internationale». C’est dans ce cadre, rappelle l’Onudc, «qu’un forum trilatéral de deux jours entre le Nigeria, le Ghana et l’Inde sur le trafic de précurseurs chimiques et de Tramadol a eu lieu». Il a également été soulevé la «nécessité d’harmoniser la réglementation des produits pharmaceutiques dans la région, de renforcer le contrôle de la chaîne d’approvisionnement sans entraver l’accès aux médicaments dans les pays et d’élaborer des stratégies de réduction de la demande de drogue». D’ailleurs, le document renseigne que «les participants ont été informés que l’évolution de la réglementation en Inde en 2018 avait entraîné une réduction significative du Tramadol, faisant l’objet d’un trafic illicite, importé en Afrique de l’Ouest». Il a ainsi été retenu «qu’il était nécessaire de surveiller l’évolution de la disponibilité du Tramadol, ainsi que l’éventualité que différents opioïdes pharmaceutiques ou non pharmaceutiques puissent combler le vide actuel».

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