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La baisse des cas positifs se confirme, comme le prouvent les données d’hier où l’on a noté 15 personnes positives au coronavirus. Cette tendance baissière, qui se confirme sur la durée, ne devrait pas néanmoins pousser les citoyens à un relâchement qui risque d’être fatal, à l’image de ce qui se passe dans d’autres pays confrontés à une terrible deuxième vague de contaminations.

Le Covid-19 poursuit sa tendance baissière. Avec plus de tests réalisés qu’avant-hier, il y a eu ce mardi moins de cas positifs. Selon Dr El Hadji Mamadou Ndiaye, «sur 924 tests réalisés, 15 sont revenus positifs». Il s’agit, précise le directeur de la Prévention au ministère de la Santé et de l’action sociale, de 2 contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 7 issus de la transmission communautaire, 6 importés via l’aéroport international Blaise Diagne de Diass.
Par ailleurs, 118 patients ont été déclarés guéris alors que 5 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des différents lieux de traitement. En outre, aucun décès lié à au Covid-19 n’a été enregistré hier.
Il faut savoir que le Séné­gal comptabilise 15 mille 307 cas positifs au Covid-19 dont 13 mille 508 guéris, 315 morts et 1 483 personnes sont encore sous traitement.
Sur le plan de la recherche, le Sénégal a, dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, enregistré 50 protocoles de recherche, portant sur toutes les dimensions de la maladie, a révélé Dr Samba Kor Sarr, chef de la Division de la recherche au ministère de la Santé. «Pour le moment dans le cadre du Covid-19, le comité éthique a été en pointe pour ce qui concerne les règles éthiques. Pour le cas de la recherche, nous avons eu à enregistrer 50 protocoles de recherche qui portent sur toutes les dimensions de la maladie», a notamment indiqué à l’Aps M. Sarr, également secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en santé.

50 protocoles de recherche sur le Covid-19 enregistrés
Docteur Sarr s’exprimait en marge de l’ouverture de l’atelier-cadre de formation pour les équipes cadres de régions et districts de Louga, Diourbel et Kaolack. Cette rencontre de renforcement de capacités sur la régulation des essais cliniques au niveau du Sénégal s’inscrit dans le cadre d’un programme de trois ans, appuyé par l’Union européenne. Selon lui, dans ces protocoles de recherche, il y a au moins six à sept essais cliniques partagés entre le diagnostic et la prise en charge. «Le Sénégal est tranquillement en train, grâce à ses scientifiques, de faire face à la pandémie. La recherche se porte bien au Sénégal, surtout pour le secteur de la santé», a soutenu le chef de la Division de la recherche du ministère de la Santé. «Nous avons aujourd’hui de véritables capitaines de recherche au niveau de notre pays. Nous avons de grands centres qui ont eu à apporter véritablement une contribution significative dans l’avancée de la science tant sur le plan de la maîtrise de la maladie que sur celui de l’organisation de nos systèmes de santé», a poursuivi Dr Sarr.
Le secrétaire permanent du Comité national d’éthique pour la recherche en santé a en outre indiqué qu’au plan africain, le Sénégal assure «un véritable leadership» tant sur le plan de la régulation que sur celui de la recherche. Selon lui, compte tenu de son travail «très reconnu» au niveau mondial, le Sénégal a accueilli pour la première fois en Afrique au sud du Sahara le Sommet mondial des comités d’éthique et bioéthique, en 2018, qui avait regroupé plus de 800 participants en provenance du monde. «Il faut véritablement reconnaître que sur le plan de la recherche, nous sommes dans des postures assez intéressantes et tant sur le plan national et que sur le plan international. Notre pays se positionne très bien», a ajouté le chef de la Division de la re­cher­che du ministère de la Santé.

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