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A 2 mois du transfert de l’aéroport Léopold Sédar Senghor à Diass, les travailleurs de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) naviguent dans l’angoisse. Composé de plus de 500 agents, ce collectif voit la plupart de ses membres être zappés du transfert de personnel au nouvel Aéroport international Blaise Diagne. Une situation que l’Etat voudrait corriger à travers une rencontre avec l’intersyndical des travailleurs des Ads le 12 octobre prochain. Une décision salutaire, d’après Mamadou Diop, porte-parole de l’intersyndicale, qui se réjouit de l’«esprit d’ouverture» du ministre des Transports aériens, Maïmouna Ndoye Seck. Cependant, le syndicaliste rappelle les exigences de sa plateforme avec la reprise totale des agents. «Le nouveau gestionnaire de l’aéroport de Diass parle de recrutement, mais il nous trouvera sur son chemin. On fonde beaucoup d’espoir sur la rencontre du 12 octobre. Cela va déterminer notre plan d’actions. Si on prend la totalité des travailleurs, nous irons à Diass pour continuer le travail. Sinon, on ira au front, parce que s’il n’y a pas une reprise totale, il n’y aura tout simplement pas de transfert de l’aéroport à Diass, c’est aussi simple», menace M. Diop rappelant que la plupart des travailleurs capitalisent 25, 30 ou 40 ans de service.
Si l’Etat a décidé de privatiser la gestion du nouvel aéroport, l’intersyndicale des Ads qui regroupe plus de 85% des agents de la plateforme aéroportuaire, n’y trouve pas d’inconvénients, mais explique que ce n’est pas une raison pour licencier des Sénégalais au profit d’étrangers. «On ne va pas rester là et voir des Français ou des Guinéens venir faire la maintenance à la place des Sénégalais. Depuis 1960, des Sénégalais assurent avec brio la maintenance de l’aéroport de Dakar, de Cap Skiring, de Saint-Louis et de Ziguinchor», souligne Mamadou Diop. D’après lui, «procéder à un recrutement sélectif des travailleurs serait de retourner en arrière pour être des esclaves. L’esclavage est aboli depuis longtemps».
bgdiop@lequotidien.sn

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