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Le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec) veut donner plus de valeur aux produits de la pêche et de l’agriculture. Il a convié la semaine dernière à Saly, les acteurs du public et du privé pour un échange  d’expériences et de bonnes pratiques de conservation, de transformation et de mise en condition commerciale des produits agricoles et halieutiques du Sénégal. En effet, explique le Directeur général du Cosec, la production record dans les céréales nécessite une meilleure prise en charge sur toute la chaîne logistique. «Pour les céréales, nous avons pour l’année 2017, une production record de plus de 2, 5 millions de tonnes. Ce qui marque une hausse de 54% par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Voilà pourquoi nous devons prendre en charge sur toute la chaîne logistique pour au-delà du marché local, se positionner comme grenier sous régional conformément à l’ambition du chef de l’Etat qui est dans un processus de mécanisation accélérée de ce secteur vital comme en attestent les 527 tracteurs et autres matériels réceptionnés la semaine dernière pour un coût global de 32 milliards de francs Cfa», a soutenu Mamadou Ndione, devant le ministre de la Pêche et l’économie maritime, qui présidait la cérémonie d’ouverture. Ce dernier a félicité le Cosec pour avoir organisé ce séminaire qui, selon lui, va favoriser une synergie entre les acteurs  et définir des stratégies de soutien aux opérateurs économiques des filières de transformation des produits horticoles et halieutiques. Pour Oumar Guèye, ce séminaire doit s’inspirer de ce qui se fait ailleurs. «Cette rencontre doit permettre d’identifier les techniques de conservation et de commercialisation à grande échelle des produits halieutiques et horticoles transformés dans le respect des normes sanitaires et phytosanitaires, mais aussi d’aider les participants à renforcer leurs acquis pour conquérir davantage les marchés extérieurs. Il s’agit également, de former les représentants de l’Union des Chambres consulaires, des organisations patronales et des groupements qui devront, à terme, restituer les connaissances acquises à leur base», a suggéré le ministre. Mieux, a-t-il souligné, le Sénégal devrait, à travers des rencontres similaires, développer une stratégie globale qui vise à accroître les connaissances et le renforcement des capacités techniques des acteurs économiques dans tous les domaines, pour mieux pénétrer le marché international et faire face à la concurrence.
abciss@lequotidien.sn

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