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100 femmes issues des groupements féminins de la commune ouest de Thiès viennent de boucler un conclave. Une session de formation de dix jours initiée par la commune de Thiès-ouest dans le cadre de sa politique d’autonomisation des femmes. Il s’agit, en effet, avec cette dite formation, de mieux outiller les femmes sur la transformation des produits, tels que les céréales, les fruits et les légumes. «L’objectif est de former les femmes pour en faire des femmes de développement», explique la secrétaire municipale de la commune de Thiès ouest, Fatou Sow Cissé, qui renseigne que «le maire Alioune Sow a toujours dit qu’il fallait mettre fin à cette période où les femmes tendaient la main pour demander des secours. Il fallait donc développer la femme, l’aider à s’affirmer et à exercer des activités génératrices de revenus pour pourvoir s’auto-prendre en charge».
Sur le choix de transformer des produits alimentaires, Dr Valérie Ndiaye, médecin biologiste, fera savoir que «la transformation des produits est un élément important aujourd’hui de notre développement. Nous produisons ici au Sénégal des fruits, des légumes et des céréales qui sont de très bonnes valeurs nutritives et on a tout intérêt à les transformer pour avoir des produits de qualité de sorte qu’on peut les consommer en toute sécurité». Revenant sur la session de formation, la transformatrice de fruits et légumes, Dr Ndiaye, de dire que «l’objectif c’était de montrer d’abord aux femmes l’intérêt sur le plan nutritionnel des produits que nous produisons au Sénégal. Aussi de savoir les transformer en respectant les normes parce qu’il y a des normes de fabrication et il faut savoir qu’est-ce qui est important à respecter mais aussi savoir les utiliser. Donc, il y a des instruments de mesure qui permettent de bien contrôler ces produits-là et d’être sûr que la conservation se fera pendant des mois et même pendant des années». La formatrice de donner l’exemple de la tomate et souligne : «Actuellement, il y a beaucoup de tomate sur le marché, mais il y a des saisons où elle pourrie sur le marché, donc si on sait comment fabriquer notre concentré de tomate, on n’a plus besoin d’aller acheter des boites de conserve. On peut transformer notre propre tomate, la mettre dans des bocaux et la garder à la maison pendant toute l’année et même en vendre pour avoir des revenus.» Pour dire, selon Dr Valérie Ndiaye, «c’est une source de revenus pour les femmes mais aussi un moyen de conserver à la maison des aliments de très bonne qualité». Au total 100 femmes scindées en deux groupes de 50 ont été formées sur les techniques de transformation des céréales à base de mil, de maïs et de riz local pour en faire de la farine, de la brisure, du couscous… «Il y a même un couscous de maïs que nous avons fait qui peut tout à fait remplacer le couscous marocain», renseigne Dr Ndiaye. Egalement elles ont fabriqué des jus de fruits à base de mangue, de tamarin mais également des sirops de gingembre, de pamplemousse, de citron. Sans compter les techniques de conservation des légumes et de séchage qu’elles ont apprises.

 nfniang@lequotidien.sn

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