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50 femmes issues du groupement «Diapalanté» de Dangou, Rufisque nord, ont reçu une série de formations en transformation de produits locaux. A travers une exposition de leurs toutes premières réalisations dans ce domaine qui leur ouvre les portes de l’autonomisation, elles ont lancé un appel en direction des autorités pour pérenniser leur activité. «Nous sommes parties par nos propres moyens et le soutien de Oumar Mbengue qui a financé la série de formations, puis nous a reçues dans sa maison pour toutes nos activités. Aujourd’hui, nous lançons un appel au Président Macky Sall, à la Première dame à qui nous avons dédié cette cérémonie d’exposition ainsi qu’à toutes les autorités. Nous voulons des financements, mais aussi un local où exercer nos compétences nouvellement acquises», a expliqué en marge de la cérémonie Mame Sène Guèye, la présidente du groupement. «La série de formations a permis à nos membres d’être outillés pour s’activer dans la teinturerie, la transformation des fruits et légumes, la fabrication de savons solides comme liquides et la conservation des produits alimentaires», a égrené Khady Dial, secrétaire générale de l’association. L’objectif, selon la présidente, est d’arriver à la formation des 200 femmes qui composent l’association. L’initiative découle, selon l’agroéconomiste Oumar Mbengue, d’une démarche réfléchie pour toucher le maximum de personnes possibles. «Si vous investissez sur une femme, vous gagnez dix fois. Si vous investissez sur un homme, vous gagnez une seule fois», a soutenu M. Mbengue, par ail­leurs directeur régional du Développement rural pour la région de Sédhiou et ambitionnant d’impulser «les actions de développement rural dans les zones périurbaines telles Rufis­que». «La première action est la capacitation des femmes ; seul gage de la pérennité de la création de revenus pour les femmes et du développement endogène», a estimé le responsable de l’Alliance pour la République (Apr) à Rufisque Nord. Les techniques de transformation assimilée, M. Mbengue souhaite des financements pour accompagner la dynamique. «Le développement est d’abord local. Nous essayons de capter des financements avec le Papej, l’Anpej, le Fongip pour pérenniser l’activité. Tout cela cadre avec la vision du président de la République dans le cadre du Pse», a fait savoir M. Mbengue qui a promis d’accompagner l’association jusqu’à «la labellisation des produits».
abndiaye@lequotidien.sn