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On va vers la normalisation des relations entre la Cedeao et le Mali. L’organisation sous-régionale a décidé de lever les sanctions prises contre le Mali après le putsch du 18 août dernier. Cette décision intervient après la nomination d’un Président et d’un Premier ministre pour diriger la transition.

La Cedeao a levé les sanctions qu’elle avait prises contre le Mali après le coup d’Etat du 18 août dernier. Les chefs d’Etat et gouvernement de cette organisation sous-régionale ont fait savoir dans une déclaration que cette décision se justifie avec les «avancées notables vers la normalisation constitutionnelle». Assurant leur soutien pour ce processus, «ils appellent tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir le Mali». La levée des sanctions contre le Mali survient après la nomination et l’investiture de M. Bah N’Daw en tant que Président civil de la transition et de M. Moctar Ouane, un autre civil, comme Premier ministre de la transition. Tout en félicitant le Président de la transition, la Cedeao demande aux nouvelles autorités «de mettre en œuvre rapidement les autres décisions du Sommet en particulier la libération de tous les officiels militaires et civils arrêtés depuis le 18 août 2020 et la dissolution du Comité national pour le salut du Peuple (Cnsp)».
Cette décision de la Cedeao a été rendue publique quelques heures après la nomination du nouveau gouvernement. Composé de 25 membres, ce gouvernement sera chargé de conduire la transition pour les dix-huit prochains mois. D’après Jeune Afrique, «la junte s’y taille une place de choix, avec plusieurs portefeuilles régaliens qui ont été en effet confiés à des militaires». D’après le magazine, «quatre officiers, dont trois sont membres du Comité national pour le salut du Peuple (Cnsp) qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août, ont été nommés à des postes-clés». Selon Jeune Afrique, «le colonel Sadio Camara, ancien directeur du Prytanée militaire de Kati et deuxième vice-président du Cnsp, devient ministre de la Défense et des anciens combattants, le colonel Modibo Koné, ancien commandant à Koro (Centre) et troisième vice-président de la junte, est pour sa part nommé à la Sécurité et à la protection civile». Le magazine informe également que les rênes du ministère de la Réconciliation nationale ont été «confiées au colonel-major, Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et porte-parole du Cnsp (il en fut la figure la plus médiatique dans les jours qui ont suivi le putsch)». Dans l’article il est également précisé que «le colonel Abdoulaye Maïga dirigera le ministère de l’Admi­nistration territoriale et de la décentralisation, un portefeuille capital puisque, en attendant une éventuelle réforme du système électoral, c’est lui qui aura la charge de l’organisation des scrutins».

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