PARTAGER
Vincent Bolloré, à Paris en 2013. 

Accusé depuis une dizaine d’années de corruption pour l’obtention de la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, le groupe français Bolloré a vu son dossier classé sans suite par la Cour d’appel de Paris. Mais reste en revanche mis en examen pour le volet togolais de cette affaire.

La Cour d’appel de Paris a reconnu le 27 juin la prescription des faits de «corruption» et de «faux et usage de faux» en Guinée pour lesquels le milliardaire français Vincent Bolloré et son groupe avaient été mis en examen en 2011.
L’affaire remonte à mars 2011, trois mois après la première élection de Alpha Condé. Les employés de Getma international, filiale guinéenne du français Necotrans (aujourd’hui en liquidation judiciaire) qui avait obtenu trois ans plus tôt la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, sont délogés par l’Armée suite à un décret présidentiel.
Dans la foulée, les autorités guinéennes accordent la concession du terminal à Bolloré. Le président de Getma, Grégory Querel, avait alors saisi le Tribunal de Paris, affirmant que le Bolloré avait obtenu la concession du port, en échange de l’aide apportée par Havas, la filiale de communication du groupe Bolloré, à Alpha Condé, en vue de son élection présidentielle.

Un «pacte de corruption» reconnu par les juges
S’ensuivra une saga judiciaire dans laquelle le dossier sera rapidement classé sans suite par le Parquet de Paris qui estimait que cet évincement relevait d’une décision politique de Alpha Condé. Le dossier est rouvert en 2018 par le Tribunal de grande instance de Paris, mais l’accusation a finalement été déclarée prescrite par la Cour d’appel de Paris, fin juin 2019, bien que l’existence d’un «pacte de corruption» a été reconnu par les juges, affirme le journal Le Point.
jeuneafrique.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here