PARTAGER

Déplorant leurs «dures conditions» de travail, leurs salaires de «misère» et le «non-paiement» des heures supplémentaires, des travailleurs employés par un Gie membre de l’Aftu (Association de financement du trans­port urbain), affiliés à l’Ogts (Organi­sa­tion générale des travail­leurs du Sénégal), n’excluent pas d’observer un mouvement de grève pour se faire entendre

Des travailleurs de l’Aftu (Association de financement du transport urbain), affiliés à l’Ogts (Organisation générale des travailleurs du Sénégal), dirigée par Mamadou Goudiaby, ont fait une sortie pour se prononcer sur les problèmes du secteur du transport. Diaga Fall, qui a parlé au nom des travailleurs, a dénoncé les dures conditions de travail des agents de l’Aftu. «Les gens sont fatigués, nous avons des salaires misérables. La Banque mondiale avait octroyé à notre secteur des milliards pour que nous, les travailleurs, puissions être dans de meilleures conditions. Tel n’est pas le cas. Sur ce, nous lançons  un appel aux autorités compétentes à voir cette situation que vivent les travailleurs. Sur ce, nous allons saisir la justice», soutien Diaga Fall, porte-parole d’un groupe de travailleurs employés par un Gie membre de l’Aftu.

«Ils pensent que s’ils font du bruit, la situation va s’arranger»
«Ces gens qui parlent n’ont aucune représentativité dans ce secteur. C’est un Gie qui fait partie de Mboup transport. Et en plus, ce sont des contrôleurs, parce que tous mes chauffeurs de l’Aftu sont en route pour Touba», explique Mbaye Amar, vice-président de l’Aftu. Ce dernier de poursuivre : «J’ai entendu qu’ils comptent aller en grève. 25% d’entre eux ont un contrat. Et les 75% restants, on va essayer de voir comment leur trouver un contrat. Ils ont 100 mille francs par mois, en plus de 2 000 francs de ration par jour. Au total, ils ont 160 mille francs Cfa par mois. Ils ont aussi une carte de transport pour adhérer à une mutuelle de santé, sans compter le congé parce que c‘est un droit.»
A propos de la plainte que ces travailleurs comptent déposer, «nous attendons la convocation. Et d’ailleurs, pourquoi l’agiter comme ça ? Ils parlent d’augmentation de salaire. Pourquoi en hommes civilisés, ils ne se rapprochent pas de nous pour discuter, dialoguer et voir après ? Ils pensent que s’ils font du bruit, la situation va s’arranger. Non, il faut une organisation, parce que je leur rappelle qu’ils sont dans un secteur bien organisé et ils le savent», fait savoir Mbaye Amar. «Et ce n’est pas la peine de se cacher derrière Mamadou Goudiaby parce que ce dernier, qui est à Dakar dem dikk, va prendre sa retraite dans un mois. Il sait qu’il va quitter et veut venir à Aftu pour manipuler des jeunes qui viennent juste d’avoir un emploi pour se donner l’occasion d’être toujours actif avec son Ogts. Nous n’allons pas accepter ça», déclare Mbaye Amar.
latifmansaray@lequotidien.sn

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here