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Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Infrastructures, des transports...

Le ministre des Infrastructures, des transports et du désenclavement, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé au lancement de l’atelier du projet de Bus rapid transit (Brt). Financé par la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement et l’Etat du Sénégal à hauteur de 296 milliards de francs Cfa, il va desservir 14 communes et transportera 300 mille voyageurs par jour dans un temps réduit.

Le projet de Bus rapid transit (Brt) a été officiellement lancé hier. Un atelier est organisé à cet effet pour permettre aux acteurs de partager l’état d’avancement du projet, les dispositions pratiques, les outils et les mécanismes en place pour l’exécution du projet. Mais on peut retenir que le Brt va circuler sur des voies réservées, sur un tracé de 18,3 kilomètres, reliant les villes de Dakar et Guédiawaye. Il va desservir 14 communes, passant de la gare routière de Petersen à la préfecture de Guédiawaye avec un temps de parcours réduit de moitié. «Le temps du voyage entre Dakar et sa banlieue va passer de 95 à 45 minutes dans les conditions de confort, de sécurité, de régularité substantiellement améliorées et va transporter 300 mille voyageurs par jour et 27 mille aux heures de pointe», explique le directeur général du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).
Un projet révolutionnaire, s’empresse de dire Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Infrastructures, des transports et du désenclavement. Il faut reconnaître que le transport à Dakar a atteint ses limites du fait de la forte congestion routière. Le Cetud en veut pour preuve la nature de l’agglomération de Dakar caractérisée par une forte concentration de sa population (23%) qui vivent sur une superficie de 0,3%. S’y ajoutent 72% du parc automobile immatriculé, soit environ 324 mille véhicules qui circulent à Dakar. Des facteurs qui exercent une pression sur le trafic et créent des problèmes de circulation dans une capitale qui est le moteur de l’économie du pays. «66% de l’activité économique du pays sont concentrés à Dakar», d’après les renseignements du Cetud.
Pour Louise Cord, représentante résidente de la Banque mondiale, ce projet de transport public est une solution pour résoudre l’encombrement de la capitale. Mieux c’est «une solution structurelle» dans la mesure où il propose une offre de transport capacitaire et un système de transport accessible aux couches les plus vulnérables.
Le représentant résident de la Banque européenne d’investissement parle d’alternative pour la dépendance de la voiture particulière.

Un projet de 296 milliards
Outre l’aspect capacitaire et le temps réduit du voyage, ce projet Brt intègre une dimension environnementale et atténue la pollution dans la capitale.
A ce propos, Abdoulaye Daouda Diallo souligne que «le Brt est le seul projet de transport inscrit au titre de la contribution du Sénégal à la réduction des émissions de gaz à effet de serre lors de la Cop 21».
Ce projet, d’un coût global de 296 milliards de francs Cfa, est principalement financé par la Banque mondiale qui a contribué à hauteur de 184 milliards, le plus gros financement de la Bm au Sénégal, selon M. Diallo. La Banque européenne d’investissement a, pour sa part, mis 52 milliards et l’Etat du Sénégal a complété la somme en donnant 15 milliards de francs Cfa.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de la mobilité urbaine à l’image du Train express régional (Ter). Une étude est en train d’être menée par le Cetud pour une connexion optimale du Brt au Ter. Cela, indique le ministre, «pour constituer un réseau de transport métropolitain restructuré avec des infrastructures et des services prioritaires de rabattement par bus». Le ministre Abdoulaye Daouda Diallo annonce d’autres projets pour l’amélioration du transport urbain. Il s’agit de l’élargissement de la route des Niayes Guédiawaye-Keur Massar. Il y a aussi la construction de ponts à Dakar à des points nodaux comme le croisement Bourguiba-Cheikh Ahmadou Bamba, Bourguiba-Dial Diop, Allé Seydou Nourou Tall, Front de Terre-Bourguiba, Front de Terre-Khar Yalla, et au niveau des carrefours de Keur Massar, Lobat Fall, Pikine, Vdn Keur Gorgui et surtout Vdn Saint Lazare et le rond-point Jvc.
ndieng@lequotidien.sn

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