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Les «Droits des femmes au travail», c’est le thème du panel organisé hier, par les femmes des entreprises Total, Sanofi, Sonatel en partenariat avec Onu femmes. Organisé dans le cadre de la célébration de la quinzaine de la femme, il a été une occasion de revenir sur les disparités notées dans le secteur du travail entre les hommes et les femmes.

Au Sénégal, les femmes sont rangées derrière les hommes dans plusieurs secteurs. Les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur l’Enquête nationale sur l’emploi au Sénégal (Enes), menée dans le deuxième trimestre de l’année 2016, le démontrent à suffisance. Selon ces chiffres, le pourcentage de femmes en activité s’élève à 53,2% contre 70,6 % chez les hommes pour la population âgée de 15 ans ou plus. Concernant le taux d’emploi, on parle de 24,7% pour les femmes contre 47,8% pour les hommes. Côté émolument, les hommes devancent aussi avec 131 033 francs Cfa de salaire moyen mensuel contre 99 166 F Cfa pour les dames. Cette disparité se retrouve aussi en milieu scolaire comme universitaire. Analysant ces données, les femmes des entreprises Total, Sanofi, Sonatel en partenariat avec Onu femmes, ont organisé un panel sur le thème : «Droits des femmes au travail» pour célébrer la quinzaine de la femme.
Intervenant sur les aspects sociologiques du thème, la directrice du laboratoire genre de l’Institut fondamental d’Afrique noire (Ifan) a exhorté les pouvoirs publics mais aussi les collectivités locales à aider les femmes à évoluer dans un environnement propice en tant que employées et mères de famille. Pour Fatou Sarr Sow, «toutes les entreprises, tous les lieux de travail devraient penser à mettre les femmes dans les meilleures conditions». «C’est pourquoi, j’ai pensé en termes de politique publique et de politique d’entreprise à la création de crèches de manière systématique. Pour­quoi ? Parce que les jeunes femmes en âge de procréer sont celles-là aussi qui sont la force productive. Or il faut concilier les deux types de rôles, de mère et de travailleuse», a-t-elle souhaité. La sociologue a aussi plaidé pour le renforcement de capacités chez les femmes. Selon Mme Sarr, le dialogue social doit occuper une place dans le milieu du travail. Répondant à cette requête, Amy Ndao Fall, directrice médicale de Sanofi Afrique subsaharienne francophone a soutenu que des efforts ont été faits, mais des textes sur la législation restent à être révisés. Selon Oulimata Sarr, conseillère régionale d’Onu femmes sur les questions économiques pour l’Afri­que de l’Ouest et du centre, la parité reste à être appliquée dans toutes les sphères de décision, dans les conseils d’administration, dans l’entrepreneuriat fé­minin. De même, elle a aussi souligné que les femmes doivent avoir accès à la commande publique.
msakine@lequotidien.sn

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