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La première phase des travaux du parc éolien de Taïba Ndiaye sera livrée en novembre 2019. L’assurance est du directeur général de la centrale éolienne Massaër Kassé, en visite de presse mercredi pour constater de visu l’état d’avancement des travaux. «Nous avons bien avancé dans les travaux. Nous sommes à six semaines de la mise en route de la première phase de 50 mégawatts qui sera composée de 16 machines. Le parc est composé de 46 machines pour une capacité totale de 158 mégawatts. La mise en service se fera en trois phases de 50 mégawatts chacune», détaille-t-il.
D’une enveloppe de 200 milliards de francs Cfa, la centrale, selon M. Kassé, va produire suffisamment d’énergie pour «satisfaire un besoin urgent pour le pays». Il dit toute sa fierté de l’implantation au Sénégal du «premier parc éolien d’Afrique de l’Ouest». Un Parc qui, dit-il, va permettre à la Senelec d’avoir «un mix énergétique qui va apporter 25% d’énergie renouvelable dans le mix énergétique du pays. Il y a très rarement des pays qui peuvent dire qu’ils ont un mix énergétique assez important de cette taille. Le parc va couvrir en capacité installée 15% de la production nationale du pays. On peut servir de millions de foyers selon leur type, c‘est-à-dire 15% de la production du pays».
S’agissant du recrutement de la main-d’œuvre locale tant souhaitée par les riverains, le directeur général du parc éolien de Taïba Ndiaye estime qu’ils «sont inclus de plusieurs manières. La première c’est durant la conception ou même avant avec le recrutement de 247 travailleurs ressortissants de la communauté sur une population totale d’employés de 600 Africains. Pour dire que le tiers des travailleurs est sénégalais». De même, poursuit le Dg, il est prévu dans la deuxième phase du projet «une formation pour la maintenance de ces éoliens pour toutes les personnes qui vont travailler sur la partie exploitation». Et de rassurer : «On va développer au Sénégal une capacité technique et une expertise qui seront exportées». Selon M. Kassé, «notre travail c’est d’avoir un impact positif dans la communauté et surtout dans la formation. Nous sommes conscients des problématiques d’emplois qui existent dans le monde du travail au Sénégal. On a commencé avec ces jeunes depuis la phase conception et nous allons continuer avec l’exploitation et on va bien aller au-delà». Outre, le recrutement de la main-d’œuvre locale, le directeur du parc éolien de Taïba Ndiaye a renseigné que «pour l’instant, la commune de Taïba n’a reçu aucun franc de la part du parc éolien. Le parc va payer ses taxes locales dans les règles».
nfniang@lequotidien.sn

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