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Le temple de Thémis a connu hier une matinée particulière. Une jeune fille a accusé un jeune garçon de s’être frotté à elle jusqu’à jouir. Des preuves qu’elle a apportées à la barre en montrant la partie mouillée de son pantalon.  Finalement, le bonhomme n’a pas été arrêté après son procès.

Ces scènes se passent souvent dans les cars de transport. Qui l’aurait cru au Palais de justice ? Pourtant  le temple de Thémis a été hier le théâtre d’une scène insolite en pleine audience : un bonhomme s’est frotté à une jeune fille jusqu’à jouir . Ce sont les grognements de la nymphe, souillée, qui ont attiré l’attention de l’assistance. Cette belle fille, au teint clair accentué par une légère dépigmentation, moulée dans un bas noir, ne s’est pas retenue après avoir senti un liquide gluant qui coulait à hauteur de ses hanches. Dans tous ses états, elle a tenté d’étouffer sa colère craignant certainement de perturber la quiétude, qui régnait dans la salle. Finalement, le bruit va atterrir sur la table des juges. Et quand la présidente a cherché à savoir ce qui se passait, la victime, qui ne pouvait plus se retenir a vociféré, « imb….. ».  «Qu’est qu’il y a ? », a demandé la présidente à la suite de cette insulte.  La jeune fille se lâche.  «Il s’est frotté à moi et a joui sur moi», en montrant  son  pantalon noir taché de sperme. La présidente invite la fille et le présumé «voleur de plaisir» à la barre, après avoir interdit la victime, sous le choc, de proférer des injures dans la salle d’audience.
Devant le juge et ses assesseurs, la jeune fille est la première à livrer sa version des faits. «Je me suis arrêtée là et à un moment j’ai senti que quelqu’un se frottait à moi. Je croyais que c’était à cause de l’exiguïté de la salle. J’ai avancé, il m’a encore retrouvée», a-t-elle expliqué au tribunal.
Dans sa relation des faits, le jeune garçon, habillé en Jean et T-shirt, s’est défendu à sa manière : «Quand elle est venue, elle nous a trouvés dehors. Elle était en larmes. Nous lui avons donné de l’eau pour se débarbouiller. Et quand nous sommes entrés dans la salle, elle est venue se coller à moi», a-t-il soutenu. Sans lui laisser la possibilité de poursuivre son récit, la présidente lui signifie que c’est lui qui s’est rapproché de la fille, qui tentait de l’éviter. Ce dernier ne reconnait pas les faits. «Elle est venue se coller à moi et quand mon pantalon l’a frôlée, elle a sauté et s’est mise à hurler», s’est-il défendu. Mais, il était loin de sortir de l’auberge. Après avoir remarqué que son jean était encore mouillé, l’un des assesseurs l’a acculé de questions. Pour se défendre, il nie l’évidence : «Regarde, je suis là. Mon pantalon n’est pas mouillé», s’est-il défendu en soutenant qu’l s’agit juste d’une tache. La présidente, qui n’a pas jugé utile de l’arrêter, l’a laissé partir. Sourire aux lèvres, la jeune fille a regagné sa place avec le sentiment d’avoir humilié sa victime
justin@lequotidien.sn

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