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Le professeur de mathématiques Sorry Diallo résolvait hier devant le Tribunal des flagrants délits, une équation à deux inconnus à savoir viol et pédophilie. Poursuivi pour ces chefs, il risque 10 ans de prison ferme.  Il sera édifié sur son sort le 28 juillet prochain.

L’enseignant Sorry Diallo n’est pas un éducateur modèle. Engagé pour encadrer la jeune fille Racky Dieng en mathématiques, ce père d’un enfant de 17 ans a choisi d’agresser et de violer une fillette âgée de 15 ans. C’est pour cette raison qu’il était hier devant la barre du Tribunal des flagrants délits. Il comparaissait pour viol et pédophilie.  Les faits remontent au 11 juin 2016. La jeune fille, orpheline de père et de mère, avait quitté la maison où elle demeure avec sa tante aux Parcelles Assainies pour aller prendre des cours de renforcement chez sa grand-mère, en vue de l’examen du Bfem qu’elle devait faire dans 5 jours. «Quand je suis arrivée, il m’a donné des exercices. Quand j’ai fini, il m’a demandé de monter à l’étage afin qu’il corrige. Mais quand je suis montée, il m’a dit que le pantalon que j’ai porté est serré. Ainsi, il a commencé à me faire des attouchements et à m’embrasser. J’ai pris peur et je voulais me sauver, mais je me suis rendu compte que la porte centrale était fermée. Je voulais sortir par la terrasse, il m’a rattrapée dans les escaliers et m’a jetée au lit. Il m’a fait des attouchements et m’a embrassée encore, puis il a déboutonné mon pantalon qu’il a baissé avant de lever mes pieds en l’air pour me pénétrer», a relaté Racky la voix rongée encore par l’amertume.  Mais après avoir commis son acte «ignoble», le professeur de mathématiques a pris la tangente pour aller se cacher au Mali.  Trois mois après, croyant que la famille de la victime a tourné la page, le mathématicien a faussé son équation en amorçant le chemin du retour.  Mal lui en a pris, car il a été interpellé avant d’être placé sous mandat pour viol et pédophilie. A l’enquête, Sorry Diallo a nié les faits. Hier devant la barre du Tribunal, il a encore nié avoir violé la partie civile. Cependant, il reconnait l’avoir embrassée et caressée les seins. «C’est elle qui m’a fait des avances. Je n’ai pas pu résister, mais je l’ai seulement embrassée et caressée. Je ne l’ai pas violée», s’est-il défendu. Il poursuit : «Un jour elle m’a dit que je ne suis pas son oncle, mais son cousin», pour tenter de justifier son acte.
En tout cas, ces déclarations contrastent avec les révélations du certificat médical qui font état de lésions anales. Nonobstant les preuves qui l’accablent, Sorry Diallo a maintenu ses dénégations. «Je ne l’ai ai pas violée. Je me suis seulement limité à la caresser et à l’embrasser», a-t-il réitéré.  De l’avis du procureur, le prévenu connaissait pertinemment l’âge de la jeune fille.  Estimant que les faits sont établis, il a requis 10 ans ferme. Auparavant Me Arona Basse, qui défendait les intérêts de la partie civile, a réclamé en guise de dommages et intérêts, la somme de 10 millions de francs. Car selon lui, tout plaide en défaveur du mis en cause. En atteste, dit-il, le certificat médical qui parle de lésions anales.
Selon la défense, le viol n’existe pas. Leur client, a dit Me Sakho, a reconnu seulement avoir caressé et embrassé la victime. Il a plaidé la relaxe pour ce chef et l’application bienveillante de la loi pour le délit de pédophilie. La décision sera rendue le 28 juillet prochain.
justinlequotidien.sn

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