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Le prévenu Daouda Ndiaye risque de payer cher son acte délictuel. Poursuivi pour viol et pédophilie sur une fille âgée de 13 ans, le Parquet a demandé de le condamner à 5 ans ferme. Il sera fixé sur son sort le 29 juillet prochain.

L’occasion fait le larron, dit-on. Et Daouda Ndaiye ne se fait pas prier quand l’opportunité s’offre à lui. Pour satisfaire sa libido, M. Ndiaye attendait le départ des parents de D. Fall pour entraîner une mineure de 13 ans dans sa chambre. Ces derniers, qui vivent tous avec un handicap, quittent chaque jour la maison pour aller mendier. C’est ainsi que Daouda Ndiaye, profitant de la quiétude des lieux, a appelé la fillette dans sa chambre pour coucher avec elle.  Il a eu à le faire à deux reprises. Mais, la chance ne va pas continuer à le sourire. Car, la fillette D. Fall, qui vient de souffler ses 13 bougies, n’est pas sortie indemne de ces relations sexuelles. Au vu de son état physique qui commençait à se métamorphoser, il a été constaté une grossesse de plusieurs mois.
Interpelée, D. Fall a pointé un doigt accusateur sur Daouda Ndiaye. Elle a expliqué à ses pa­rents que ce dernier l’invitait dans sa chambre à chaque fois qu’ils sortaient  de la maison pour aller mendier et il l’a forcée à entretenir avec lui des rapports sexuels. Munis d’un certificat médical attestant le viol et la grossesse, les parents ont porté plainte contre Daouda Ndiaye.
Devant les enquêteurs, le prévenu est passé aux aveux. Il a reconnu les faits en avouant être l’auteur de la grossesse avant de préciser qu’il entretenait une relation amoureuse avec la fillette. Des déclarations qu’il a réitérées devant le procureur. Mais hier devant la barre, pour se tirer d’affaire, le mis en cause a versé dans des dénégations systématiques. «Je n’ai jamais couché avec elle. Je la vois souvent car nos maisons sont mitoyennes, mais il ne s’est jamais produit quelque chose entre nous», a-t-il soutenu. Mais à la question du procureur de savoir si ce n’est pas lui qui avait tenu ces déclarations devant les enquêteurs et le procureur, le prévenu a répondu que ces propos lui sont prêtés par les policiers. Mais jamais, il n’a déclaré être l’auteur de cette grossesse.
Les faits sont avérés, a dit le Parquet. Car avec la minorité apparente de la fillette, D. Fall ne peut nullement consentir à une relation sexuelle encore moins à une relation amoureuse. «Si elle n’est pas venue à l’audience, c’est à cause de la grossesse. Imaginez une fillette de 13 ans avec une grossesse», a-t-il expliqué. En tout cas, le représentant du ministère public pense que Daouda Ndiaye a bien mûri son acte car il savait que la fille est mineure. Il a requis à son encontre la peine de 5 ans ferme.
Il y a des zones d’ombre dans cette affaire, pense l’avocat de la défense. Selon Me Daff, la partie civile a déclaré être violée dans la cour arrière de la maison quand elle balayait et pas dans la chambre du prévenu comme mentionné dans le procès-verbal. Mieux, poursuit l’avocat, il n’est pas rapporté que les faits incriminés se sont produits. Il a plaidé la relaxe ne ce reste qu’au bénéfice du doute. Le Tribunal se prononcera le 29 juillet prochain.
justin@lequotidien.sn

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