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Pour satisfaire sa libido, le sieur Bachir Koné a utilisé ses poings. Il a tabassé, étranglé et violé la ménagère Kène Diouf. Ce qui lui a valu sa comparution pour viol, coups et blessures volontaires, détention illégale d’arme et cession ou offre de chanvre indien hier devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Il a été condamné à 5 ans de prison ferme.

Mohamed Bachir Koné ne porte pas bien son nom. Il a été condamné hier pour viol, coups et blessures volontaires, détention illégale d’arme et cession ou offre de chanvre indien par le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Après avoir sauvagement tabassé et étranglé une femme de ménage, il l’a ensuite violée. Prise de remords, la lingère a pleuré toutes les larmes de son corps devant la chambre du prévenu. Ce sont les cris de détresse de la victime qui ont alerté la dame Aminata Sène qui l’a conduite dans sa chambre où la victime lui a narré sa mésaventure. C’est ainsi que Kène Diouf a appelé son mari pour lui faire part du mauvais traitement qu’elle venait de subir de la part de Koné. Il a ensuite saisi la police qui a débarqué dans la maison pour procéder à l’arrestation du prévenu. Une perquisition des lieux a permis aux limiers de saisir deux couteaux, 5 téléphones portables, 12 cornets de chanvre indien. Après s’être procuré un certificat médical, la victime, en compagnie de son mari, a porté plainte contre Mohamed Bachir Koné.
A l’enquête, il a nié les faits qui lui sont reprochés. Des dénégations qu’il a réitérées à la barre en arguant qu’il s’agit d’une cabale montée contre lui pour lui soutirer de l’argent. «Je ne fais pas bon ménage avec cette dame.  Nous avons eu un antécédent. Une fois, je lui ai demandé de laver mes habits alors que je n’avais pas d’argent, elle a refusé. Finalement, c’est mon oncle qui l’a payée pour qu’elle le fasse», a-t-il expliqué en s’empressant de préciser qu’elle se mêle des problèmes de leur famille. La version du prévenu est battue en brèche par la victime. «Tout ce que dit Bachir Koné est archi-faux. Je n’ai jamais eu de problème avec lui. En tout cas, il m’a sauvagement brutalisée et violée. Je ne sais pas ce que je vais raconter à mon enfant qui est âgé de 5 ans, car je suis devenue la risée de ma famille. Je suis une femme mariée», a-t-elle dit la voie empreinte d’émotion. Depuis cet incident, elle n’ose plus regarder son mari en face, poursuit-elle. En fait, elle s’était rendue tôt à son lieu de travail le jour des faits. Après lui avoir confié la tâche dont elle devait s’acquitter, sa patronne est retournée se coucher.  Alors qu’elle faisait le linge, Mohamed Bachir Koné est sorti de sa chambre pour se mettre derrière elle. Il a menacé de la tuer avec un couteau qu’il détenait avant de la transporter dans sa chambre où il l’a étranglée.
Malgré les cris de détresse de la pauvre ménagère, il a assouvi ses désirs après avoir déchiré les habits de cette femme mariée à l’aide d’un coupe-coupe. Selon le conseil de la victime, le prévenu cherche à diluer sa responsabilité. Alors que cette affaire a provoqué, dit-il, un drame familial. L’avocat pense que le prévenu est un enfant de la Sicap qui n’est pas bien éduqué, car tous les gens qui le connaissent dans quartier, informe-t-il, «le taxent d’enfant impoli, agressif qui sème la terreur». «Le prévenu n’était pas lucide, il était sous l’emprise de la drogue», souligne-t-il en outre. Estimant que la violence subie  par sa cliente est horrible, il a réclamé 10 millions de francs. Le Parquet qui est du même avis a requis 5 ans.
justin@lequotidien.sn

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