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Khoudia Mbaye, ministre de la promotion des Investissements...

Les députés ont profité hier, du passage du ministre  de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat,  Khoudia Mbaye, à l’Assemblée nationale pour les besoins de l’examen du projet de son département, pour dénoncer hier, la cherté du tronçon Diamniadio-Aibd de l’autoroute à péage.

Dans le cadre de l’adoption du projet de Loi de finances initiale (Lfi) 2017, le ministre  de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat,  Khoudia Mbaye, a fait face aux députés hier. Profitant de l’occasion, les représentants du Peuple ont déploré  les tarifs exorbitants de l’autoroute à péage, notamment du  tronçon Diamniadio-Aéroport international Blaise Diagne (Aibd). D’après eux, «l’autoroute  fait partie des plus chers au monde, alors qu’elle est financée à hauteur de 80% par l’Etat du Sénégal».
Se livrant à un petit calcul, Samba Sow a trouvé qu’en 25 jours, les usagers paient  110 000 francs Cfa. «Ce coût n’est pas à la portée d’un fonctionnaire»,  estime le député. Lui emboitant le pas,  Oulèye Diaw soutient que «le péage coûte très cher». Ainsi invite-t-il la tutelle à trouver des mécanismes pour faire baisser le prix du péage.
En réponse aux interpellations des députés, le ministre Khoudia Mbaye soulignera que la comparaison que les gens font souvent entre notre autoroute et d’autres en  occultant le fait que les autres autoroutes  sont construites sur des financements publics et que par conséquent l’Etat qui débourse et  construit peut librement fixer les  tarifs. Selon Mme Mbaye,  ici il s’agit d’un partenariat public/privé. Aussi y a-t-il, rappelle Mme Mbaye,  «tout un tas de choses comprises dans le financement de l’autoroute mais qui sont invisibles». Elle a cité la question de Mbeubeuss, du recasement des déplacés à Tivaoune Peulh, le paiement des emprises sur l’autoroute, la restructuration de Pikine irrégulier Sud, le centre d’enfouissement de Sindia, ainsi que le centre de tri de Diamniadio. «Je ne suis pas en train de dire que les prix ne sont pas élevés  pour le Sénégalais lambda,  mais voilà pourquoi ils le sont», précise Mme le ministre, non sans  inviter  à faire une évaluation à chaque fois. «Sur le premier tronçon, les surplus sont séquestrés dans un compte séquestre et vont être distribués au bout de 15 ans»,  renseigne-t-elle. «Tout ce que nous avons appris sur le premier tronçon a permis de revoir les calculs et les engagements sur le second tronçon. L’avenant qui a été pris pour le deuxième tronçon a pris en compte ce que nous avions considéré comme des  insuffisances pour les investir dans la pratique pour le tronçon actuel. Nous allons regarder, à partir des résultats que nous avons, comment nous pouvons faire pour aller vers des négociations continues pour réévaluer les coûts», a promis Khoudia Mbaye aux députés, qui adopté le budget de son département.

Repli 7,437 milliards du budget
Pour l’exercice 2017, le budget du ministère de la Promotion des investissements, des partenariats et du développement des téléservices de l’Etat  a été arrêté à la somme de 13 milliards 928 millions 423 mille 740 francs Cfa contre 21 milliards 365 millions 953 mille 240 francs Cfa, soit une baisse de 7 milliards 437 millions  529 mille 500 francs en valeur absolue et 34,81% en valeur relative. La baisse  se justifie essentiellement par l’arriver à terme de grands projets de l’Etat tels que l’autoroute à péage  Dakar-Diamniadio et son prolongement jusqu’à  Aibd.
ksonko@lequotidien.sn

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