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Naïf moi qui croyais que les débats de personnes étaient dépassés dans la famille senghorienne !
Depuis la sortie du ministre Sérigne Mbaye Thiam, ceux qui devaient se taire ont repris du service. Malheureusement, pour s’inscrire à nouveau dans le mauvais côté de l’histoire.
Parmi eux, des camarades très respectables. Du moins qui l’étaient, jusqu’à ce qu’ils procèdent à un choix déshonorant.
Ainsi, celui qui devait encourager les milliers de militants entrés au Parti socialiste après sa perte du pouvoir en 2000, les décourage de continuer.
Professeur, Vous me permettez ? Ne devriez-vous pas vous abstenir de nous inviter à faire nos preuves ? Etes-vous conscient que vos flèches décochées en ce sens contre SMT sont destinées à toute la jeunesse. En le ciblant, vous avez atteint au cœur tous ceux qui ont choisi le Parti de Senghor par conviction. Faut-il militer depuis des millénaires pour avoir le droit de briguer la tête de notre formation politique ?
Moi qui suis issu d’une petite commune, devrais-je être exclu de la compétition, même si la quasi-totalité de sa population a acheté la carte Ps pour me soutenir ? Pourquoi insinuez-vous que le militant d’une grande coordination a le droit de briguer la tête du Ps alors que celui d’une petite, non ? Excusez le soldat de Keur Madiabel d’avoir choisi de militer chez lui, auprès de ceux qui l’ont vu grandir. Cette fierté n’est pas à la portée de tous.
Professeur, votre histoire de légitimité par la taille de la base est insensée. Sinon Aminata Mbengue Ndiaye qui est aujourd’hui à la tête du Parti n’y serait pas. Pour la simple raison qu’elle était battue lors des dernières locales à Louga. Toutefois, cet argument, quand bien même il était recevable dans le passé, l’histoire récente vous contredit. S’il avait du sens, Macron n’allait pas envoyer en retraite anticipée tous vos anciens amis de l’Internationale socialiste en France. Sans mandat ni fief, contrairement à ceux que vous diaboliser.
Professeur, permettez-moi toujours. Avez-vous oublié les arguments des perdants de 1996 ? Je pense que non. Vous les réchauffez juste opportunément pour faire mal. Et c’est préjudiciable à ce qui nous unit. Vous êtes sur les dangereux pas de Djibo Kâ et de tous ceux qui critiquaient en 1996 le choix fait sur notre Sg OTD. Lui dont les détracteurs avaient évoqué à tort, la base et l’ancienneté pour le décrédibiliser, sans succès. La suite a démontré qu’il était meilleur qu’eux.
Cher professeur, encouragez-vous les jeunes à ne faire que la politique et à ne pas avoir un métier ? Ne vous dérange-t-il pas de dire aux hauts cadres de 40 ans et plus que c’est inutile de venir au Ps car il vous faudra autant de temps pour avoir de la légitimité ? Ça ne devrait pas être le cas. Mais c’est exactement ce que vous prônez avec vos attaques personnelles.
Professeur, que diriez-vous à tous ces jeunes qui aspirent au changement ? A ceux-là qui, face à l’immobilisme actuel, veulent travailler mais se heurtent à des directions fâchées avec le terrain ? Parviendrez-vous à leur faire accepter la perte de temps ? Certainement pas.
Quel héritage laisserez-vous à ceux qui ont 13 ans et rêvent de diriger le Parti ? Aux jeunes cadres qui veulent massifier Vision. Aux responsables actuels du parti qui veulent exercer des postes de ministres dans un gouvernement socialiste avant leur départ de ce monde ? Etes-vous sûr que ne pas aller aux renouvellements et maintenir l’intérim est la réponse adéquate ? Votre position est déraisonnable.
Cher professeur, vous avez failli à votre rôle d’enseignant. Vous avez violé la doctrine de la rationalité en débattant sur les personnes en lieu et place des idées. Vous qui, lorsque notre regretté Sg était alité à Paris, êtes sorti pour vouer aux gémonies le parti, un parti que vous accusiez d’immobilisme, avez-vous subitement changé d’avis ? Si oui, j‘ose espérer que ce n’est pas en raison de votre nouveau poste de Pca.
A vous tous qui, au lieu de débattre sur le fond, vous vous attaquez directement à un camarade, je me permets de douter de votre Tanorisme. Légitimement.
L’utilisation de l’argument ad hominem, en réplique n’arrive que quand le contradicteur est dans un désespoir absolu. J’ose croire que vous en faites usage par inadvertance.
Sinon, ça vous rendrait tout petit.
Bien sûr cher professeur, je ne vous traite pas de petit. Vous êtes éminent. Mais votre argumentaire et posture sont bas. Vous me le permettez toujours ? C’est petit. Et j’espère que c’est juste circonstanciel. Que vous reviendrez à la raison afin de nous aider, nous qui vous érigeons en modèle, à avoir un débat sur le vrai sujet. Comme l’a fait Sérigne Mbaye Thiam, sans heurter personne, à ses risques et périls, courageusement.
Enfin Professeur, si SMT ne se prononçait pas sur les renouvellements qui le ferait ? Vous auriez dû prendre le leadership et faire entendre la voix du bas qui se bat, pour le progrès. Vous nous le deviez mais c’est lui qui l’a fait pour le bien du parti. Qu’il en soit remercié.
L’intérim ne peut pas être éternel. La léthargie qui s’installe ne doit pas durer. Nous n’avons pas droit à l’erreur. Par conséquent, j’invite les camarades qui veulent le changement, qui le réclament dans les couloirs, à le dire haut et fort. L’occasion est donnée à tous de s’exprimer sur leur vision de l’avenir du parti. A chacun de clarifier ses choix. Nous sommes camarades. Nous devons oser le débat. Nous devons prendre position. Les Sénégalais nous écoutent et attendent nos mots. Ils ne veulent pas du silence. Un silence qui serait au mieux complice ou calculateur, dans ce contexte aussi décisif.
Etre responsable, c’est dire la vérité. Qu’elle dérange ou pas, l’essentiel est que ça honore. Soutenir notre Sg intérimaire c’est l’informer véridiquement, surtout, y compris ce qui ne va pas. Sinon les autres s’en serviront contre elle pour l’enterrer… définitivement, le Parti socialiste avec. Chose que Tanor ne mérite pas.
Nous attendons un débat sur le fond. Pas sur la forme ni le timing des ambitions légitimes et réclamées, encore moins sur les individus.
Amitiés socialistes.
Malick FAYE Liko.
Porte-parole et membre de la direction collégiale de la Coordination France

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