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La pneumonie est une tueuse silencieuse. Chaque année, 3 mille cas de décès sont enregistrés chez les tout-petits. Pourtant, un traitement simple et accessible existe pour la prise en charge, mais le recours tardif aux structures de santé constitue un problème. En prélude à la Journée mondiale de lutte contre cette maladie, la Division survie de l’enfant rappelle les gestes simples pour traiter et éviter la pneumonie.

La pneumonie est l’une des premières causes de décès des enfants âgés de moins de 5 ans. Chaque année, elle tue 3 mille enfants, soit 12% de tous les décès des enfants de moins de 5 ans. Ce n’est pas seulement au Sénégal que cette maladie tue. Dans le monde, elle a causé la mort de 920 mille 136 enfants en 2015. Une catastrophe ! Si l’on sait que ces cas de décès sont évitables. Le traitement est simple. Mieux, il est accessible. Il existe au niveau communautaire. «La pneumonie est traitée avec des antibiotiques, notamment de l’amoxicilline», renseigne la fiche technique. S’y ajoute que le diagnostic peut être posé au niveau communautaire. Dans le cadre de la stratégie de la prise en charge intégrée de l’enfant, l’Oms recommande au personnel de santé de rechercher les signes de la pneumonie, à savoir la toux, la fièvre et/ou difficultés respiratoires associées à une respiration rapide. «Dès l’apparition de ces signes, l’agent de santé doit poser le diagnostic et traiter la pneumonie», conseille la pédiatre Eugénie Niane, représentante de l’Oms à ce point de presse. Elle ajoute que l’hospitalisation est seulement recommandée pour les cas graves. Et pourtant, une grande partie des enfants de moins de 5 ans continuent d’en mourir. La chef de la Division de la survie de l’enfant souligne que très souvent les parents ont des pratiques inadéquates. «Ils préfèrent aller voir le marabout du coin», ajoute Dr Assaïtou Diop. Pour elle, le recours tardif aux soins de santé constitue la principale difficulté.
C’est pourquoi l’Oms, pour faire connaître les dégâts causés par cette maladie, a institué depuis 2010 la Journée mondiale contre la pneumonie. Un moment pour permettre aux pays de communiquer, de sensibiliser pour une prise en compte de cette pathologie. En prélude à cette journée prévue ce dimanche, la Division de la survie de l’enfant rappelle à toute la communauté les gestes simples qu’il faut faire pour non seulement traiter la maladie, mais aussi se prémunir de cette tueuse. Pour combattre la pneumonie, notre pays a mis en place une stratégie. D’abord la vaccination qui, selon la pédiatre, est le moyen le plus efficace pour prévenir cette maladie. Il faut aussi une nutrition adéquate pour améliorer les défenses naturelles des enfants. Et pour la pédiatre, cela doit commencer par l’allaitement exclusif pendant les 6 premiers mois de vie. Aussi, il faut se prémunir des facteurs environnementaux tels que la pollution de l’air intérieur.
La pneumonie est une forme d’infection respiratoire aiguë qui affecte les poumons. Elle est causée par un certain nombre d’agents infectieux, les virus, les bactéries et les champignons. La maladie peut se propager. Les virus et les bactéries qui se trouvent couramment dans le nez ou la gorge d’un enfant peuvent infecter les poumons si elles sont inhalées. Ces virus peuvent aussi se propager par des gouttelettes aéroportées d’une toux ou d’un éternuement.
ndieng@lequotidien.sn

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