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En Tunisie, pays où l’homosexualité est encore criminalisée, l’Association Mawjoudin a lancé un pavé dans la mare en organisant le Mawjoudin queer film festival destiné à la population Lgbt.

Le Mawjoudin queer film festival (Mqff), premier festival du court métrage mettant en avant la défense des droits des Lgbt, (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), a eu lieu du 15 au 18 janvier 2018 à Tunis. Ce festival veut faire progresser la vision du grand public sur une population encore très décriée. Depuis la révolution de 2011, les Lgbt n’ont en effet pas vu leur situation s’améliorer et continuent d’être persécutés et con­damnés par la société et la justice (jusqu’à trois ans de prison ferme). Leurs actions se sont multipliées depuis lors afin d’être acceptés et reconnus. En outre, d’autres associations telles que Shams, qui a créé une webradio en décembre 2017, ont fait leur apparition pour défendre la communauté.
L’Association Mawjoudin, créée en 2014 et à l’origine du festival, gère par exemple un ciné-club (Cinexit) où elle projette des films et organise des débats deux fois par mois.

Une semaine dédiée aux Lgbt
Le festival Mawjoudin diffuse des courts métrages de quinze à vingt minutes produits au Moyen-Orient ou en Afrique du Nord. Douze films étaient au programme. Les sujets tournent autour de «l’identité, de la sexualité et de l’expression du genre», a précisé un membre de l’association, Senda Ben Jebara.
Des longs métrages, des documentaires et des fictions étaient aussi au programme. A l’ouverture de l’événement le lundi 15 janvier, le film documentaire de la Tunisienne Nada Mezni Hfaïedh, Au-delà de l’ombre, a été diffusé et a remporté un franc succès.
Les objectifs de cet événement sont multiples. Tout d’abord, il s’agit de créer des espaces protégeant les personnes Queers qui se trouvent dans des états de détresse, en les aidant au niveau médical et psychologique. De plus, l’association organise des débats ou des événements culturels prônant la tolérance et la liberté.
D’après elle, les Lgbt veulent tout simplement vivre dans une société où il n’y aurait pas de discrimination, d’homophobie ou de sexisme. Une société qui reconnaîtrait l’autre en tant qu’être hu­main, peu importe son choix sexuel ou autre préjugé.
afrik.com

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