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Les étudiants de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz), regroupés au sein de l’Inter-amicale constituée des quatre Unités de formation (Ufr), ont battu le macadam hier dans la capitale du Sud, pour dénoncer leurs mauvaises conditions d’études et d’existence.

A Ziguinchor, les étudiants sont dans tous leurs états. De l’Université Assane Seck de Ziguinchor (Uasz) à la préfecture, en passant par les différentes artères de la commune, des centaines d’étudiants, arborant des tee-shirts et des foulards rouges, portent de pancartes, qui expriment leurs revendications : «Macky, pensez à l’Uasz», «Macky nos 1000 lits», «Cheikh Oumar Hanne dégage», «Nous voulons étudier», «Livrez-nous nos chantiers». C’est clair et précis. A travers cette marche pacifique, les étudiants de l’Uasz entendent dénoncer les maux qui gangrènent leur institution tant sur le plan pédagogique que social. Une situation «aggravée» cette année par l’orientation de 3446 bacheliers. «Du coup depuis le 6 janvier date de la rentrée, les étudiants de la licence I sont dans l’incapacité de commencer les cours», indique clairement le porte-parole de l’Inter-amicale. Algas­simou Diallo demande l’octroi de moyens supplémentaires pour assurer l’entretien et la rénovation des bâtiments, finaliser les chantiers en cours et construire de nouveaux édifices adaptés aux standards de technologies actuelles pour les missions de recherche des étudiants et des enseignants.
D’ailleurs dans leur mémorandum transmis au Préfet de Ziguinchor, la coordination des étudiants demande aux autorités de publier «dans les plus brefs délais, tous les emplois du temps, de redémarrer la construction des chantiers, de finaliser les dix chapiteaux et l’extension du restaurant, de louer des appartements pour l’hébergement des nouveaux bacheliers comme l’a promis le ministre de l’Enseignement supérieur».
Par ailleurs, les «Ziguin­chorois» demandent à l’Etat de renforcer les équipements informatiques, d’augmenter le nombre et le débit des Wifi, de réfectionner et de rééquiper les laboratoires, de mettre à la disposition du département Mathé­matiques un laboratoire, d’équiper la bibliothèque de documents adaptés à leur formation.
Toujours dans leur mémorandum, les étudiants réclament «l’organisation chaque année d’un salon talent et emploi avec les entreprises pour la recherche d’emplois, la présentation de projets, des cas d’expressions et d’innovations à la place des journées scientifiques, la mise en place des prix As pour primer les étudiants afin de réveiller en eux l’esprit de compétition, de créer des fora de concertation entre les acteurs de l’université pour régler les problèmes d’ordre communicationnel». «Tout ça n’est pas impossible à matérialiser. C’est regrettable qu’on soit là à parler encore de salles provisoires, de restaurants, de nourriture en cette année 2020 au lieu d’évoquer les problèmes de formation adaptée à la question du pétrole, à la mondialisation», déclinent les étudiants.
En tout cas, le Préfet de Ziguinchor certifie que les revendications ne sont pas tombées «dans l’oreille d’un sourd. Je m’évertuerai à les transmettre à qui de droit, et pour une suite heureuse. Vous avez certes des choses qui vous font mal, mais que vous savez les gérer de façon tout à fait responsable et professionnelle», a-t-il lancé aux étudiants, qui sont retournés à leur réalité universitaire.

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