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Les 13 mois de retard enregistrés dans la livraison des bâtiments de l’Ucad ont fait sortir le recteur Ibrahima Thioub de ses gonds. Face à la presse hier, le recteur de l’Ucad a dénoncé le non-respect des engagements par certaines entreprises, qui devaient livrer ces travaux depuis mai 2016. Il a ainsi demandé à ce que les responsabilités soient situées.

La sortie des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), dénonçant le retard dans la livraison des amphis, a poussé le recteur à faire une conférence de presse pour éclairer la lanterne de l’opinion sur cette question. D’emblée Ibrahima Thioub a déploré le retard de 13 mois enregistré dans la livraison des bâtiments dont les travaux sont pilotés par l’Agence des constructions des bâtiments et édifices publics. Lancés par le chef de l’Etat le 31 juillet 2015, ces travaux concernaient «le bâtiment abritant le rectorat, les locaux de l’office du Bac, l’auditorium Khaly Amar Fall, les amphis communs (Boilat, Ousmane Socé Diop et Capelle), les amphis de la Faculté des sciences juridiques et politique (Fsjp), l’amphi 7 de la Faculté des sciences et techniques (Fst), et l’amphi Mbaye Guèye de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh)». Selon le recteur, ces travaux devaient être réalisés dans un délai de huit mois à compter de la délivrance des ordres de services. Concernant ceux-ci, il souligne qu’en dehors du rectorat et de l’office du Bac, les ordres de services des autres bâtiments ont été délivrés le 5 octobre 2015. Donc, ils devaient être livrés en mai 2016. M. Thioub, qui juge cette situation inacceptable parce que leur patience a été soumise à rude épreuve, soutient que «les entreprises responsables des chantiers in­criminés ont une très grande part de responsabilité».  Puis­que ces dernières n’ont «jamais su tenir les engagements pris et réitérés devant la communauté universitaire». Dans ses explications, le recteur de l’Ucad a souligné que «lors de la séance de travail autour de l’achèvement des chantiers du vendredi 28 octobre 2016» avec les différents acteurs, les entreprises avaient pris des engagements pour certaines d’entre elles de livrer le 30 novembre 2016, et pour les autres le  7 décembre et le 30 décembre. A l’arrivée, le recteur de l’Université de Dakar note le respect des engagements par l’entreprise Ssbs pour les amphis communs qui ont été livrés, de même que l’entreprise Sefotak pour l’amphi Mbaye Guèye de la Flsh. Tout le contraire de «l’Etdm qui s’était chargée de livrer les salles de Travaux dirigés et la bibliothèque de la Fspj dans les 45 jours qui suivront la levée des réserves administratives et financières qui pèsent sur elle». C’est aussi le cas de l’entreprise Eeri qui s’était engagée à terminer les travaux du rectorat et de l’Office du Bac trois mois après la réunion de novembre 2016.  Face à cette situation, le recteur a lancé un appel pour que «les responsabilités soient situées afin que puisse continuer le climat de paix qui régnait depuis quelques mois» au sein de cette université. Lors de cette rencontre avec la presse, M. Thioub a salué «l’esprit de dépassement et surtout d’engagement dont ont fait montre les étudiants ainsi que les enseignants de ces deux facultés qui ont accepté de poursuivre leurs enseignements dans des conditions assez difficiles». Dans cette même veine, il a invité «les étudiants dont le message est bien perçu à faire confiance à leurs autorités, à la tête desquelles le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le rectorat et les décanats qui s’évertuent à trouver une solution définitive à ce problème».

Les bourses des étudiants en Master 1 seront payées
en fin juin
Par ailleurs, le directeur des Bourses,  qui a pris part à cette rencontre, a fait savoir que le paiement  des allocations d’études a commencé avant-hier. Concernant les étudiants en Master 1 qui devront attendre la fin du mois de juin pour recevoir leurs bourses, Lansana Konaté souligne que leur non-prise en compte est consécutive à leur non-inscription. «Il y a eu un retard dans les inscriptions en Master 1, ces étudiants ne pouvaient pas être payés, il faudra patienter jusqu’à la fin du mois de juin», a-t-il dit.
dkane@lequotidien.sn

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