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La Place du souvenir africain a abrité, hier la fête de la science. Organisée par les 7 écoles doctorales de l’Ucad, à l’occasion de leurs «doctoriales communes», cette journée a permis à ses initiateurs de revendiquer l’importance de la science. «Si Shakespeare n’avait pas écrit un seul vers, si Mozart n’avait pas chanté une seule note la vie que nous menons actuellement serait à peu près ce qu’elle est. Par contre si Galilée, Newton, Darwin, Pasteur… n’avaient pas existé la vie qu’on mènerait actuellement serait une vie différente», a remarqué Hamidou Dathe, professeur titulaire à la Faculté des sciences et techniques de l’école doctorale de mathématique et informatique (Edmi). Initiateur des «doctoriales communes», M. Dathe reste convaincu que, quoique l’on puisse dire, la science reste l’instrument de penser qui influe le plus le fonctionnement des sociétés. «L’impact que peut avoir la science n’est pas comparable à l’impact que peut avoir d’autres disciplines. Si on veut transformer une société, on est obligé de jouer sur la science. Toutes les sociétés du monde qui se sont développées c’est grâce à la science. Si on veut émerger on doit mettre la science au cœur de nos activités», a-t-il plaidé.
Cette journée renferme, selon Hamidou Dathe, un triple objectif : pédagogique, économique et de vulgarisation. Pédagogique parce qu’elle promeut la rencontre et l’interdisciplinarité dans un contexte de fragmentation des disciplines. Economique, parce qu’elle permet aux étudiants inscrits dans les écoles doctorales de rencontrer décideurs et chefs d’entreprises pour leur insertion future dans le monde professionnel. Elle est aussi un moyen de vulgarisation des travaux scientifiques des professeurs et autres doctorants qui exposent leurs inventions. «Des biologistes vont faire part de leurs inventions sur des techniques de dosage. D’autres vont parler de maladies parasitaires, qui peuvent passer à l’homme. Certains vont montrer comment à partir des déchets de phosphates, on peut obtenir du ciment. D’autres parleront de cryptologie, de l’utilisation de l’algèbre dans les systèmes de sécurité», renseigne M. Dathe. Ce dernier envisage faire de ses journées un événement national et espère que les autres universités se joignent à l’Ucad, pour célébrer la science ne serait ce qu’un jour dans l’année. En tout cas, Abdou Sow, le représentant du recteur de l’Ucad, juge déjà de l’intérêt de cette journée dédiée à la science. «Elle créé les conditions pour susciter chez les collégiens, lycéens l’envie de s’orienter vers les carrières scientifiques dont le Sénégal aura besoin pour faire face aux défis de l’émergence».
aly@lequotidien.sn

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