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L’ambassadeur d’Israël au Sénégal, Paul Hirschson, et Alioune Badara Kandji, assesseur de la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Ucad, ont paraphé hier un accord visant à renforcer la coopération entre les deux pays en matière d’éducation. Pour le matérialiser, deux bourses de 300 mille F Cfa chacune ont été offertes à Aïcha Gadiaga, doctorante au département d’histoire, et à Bèye Diop, inscrite en master au sein du même département. Les deux étudiantes travaillent sur la présence juive au Sénégal.

Le développement des relations entre le Sénégal et Israël par le biais de l’éducation et de la recherche : Tel est l’objectif de l’actuel ambassadeur d’Israël au Sénégal, Paul Hirschson. En procédant hier à la signature de l’accord de coopération entre son pays et la Faculté des lettres et sciences humaines de l’Ucad, son excellence Paul Hirschson a rappelé combien l’éducation est importante. «C’est la base du développement économique. Pas seulement au Sénégal, mais partout. Le Peuple israélien l’a si bien compris qu’il a promu l’éducation bien avant l’établissement de son Etat», a-t-il déclaré avant de parapher l’accord de coopération liant son ambassade à la Flsh.
Cette convention vise entre autres la promotion de l’excellence dans l’éducation, le renforcement de la coopération dans le domaine éducatif, l’élaboration et la participation des programmes de formation et de recherche et à faire connaître davantage Israël et le judaïsme. Et aux yeux de l’assesseur de la Flsh, Alioune Badara Kandji, elle participe également au dialogue des cultures. «Cela permet de nous connaître, de connaître Israël. Cette connaissance mutuelle est gage d’une paix durable et d’une stabilité. Dans ce monde qui est parsemé de conflits de tous genres, c’est important que les gens fassent l’effort de se connaître mutuellement», a-t-il dit, remerciant l’ambassadeur d’Israël d’avoir offert deux bourses de 300 mille F Cfa chacune à deux étudiantes de la faculté pour concrétiser cet accord. La récipiendaire Aïcha Gadiaga, doctorante en Histoire, travaille sur la contribution de la communauté juive de la Petite Côte et des Rivières de l’huile (15e et 18e siècle) à cheval entre l’histoire moderne et l’école doctorale Arciv (Art culture et civilisation). Et Bèye Diop, étudiante en M1 et spécialisée en archéologie au département d’histoire, a un projet portant sur les ports de Saly du temps des juifs sépharades et du commerce atlantique. Elles ont reçu chacune une bourse de 300 mille F Cfa et s’en sont félicitées. «Je prépare ma thèse, et j’ai découvert que la présence juive au Sénégal allait au-delà du 18e siècle. J’ai trouvé qu’il y a tout un patrimoine bâti, des épitaphes, des puits relatifs à la présence juive au niveau de Saly Portudal, Joal et Rufisque. Mon objectif est de définir les relations socioculturelles entre l’Afrique et le Peuple juif. Et cette bourse va me permettre d’élargir ma documentation», a souligné Mme Gadiaga. Pour Mme Diop, cette bourse a aussi toute son importance dans les recherches.
La coopération va se poursuivre et d’autres étudiants pourront bénéficier de bourses, selon l’ambassadeur Paul Hirschson.
aly@lequotidien.sn

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