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«C’est un calvaire, c’est vraiment de la misère pour nous étudiants», ce sont là les propos de Moustapha Bâ, président de l’amicale de la Flsh, lors du rassemblement que ladite amicale a tenu hier dans le hall du nouveau bâtiment de la Faculté des lettres et sciences humaines. M. Bâ et ses acolytes ont en effet noté que la direction du Coud avait promis d’ouvrir le campus le 2 novembre pour permettre aux étudiants de se loger et de se restaurer. Mais jusqu’à hier matin à 10h, rien de cela n’a été fait. «Nous sommes le 5 aujourd’hui (Ndlr : hier)… Les étudiants sont là, certains viennent pour s’inscrire, d’autres pour leur rattrapage et jusqu’à présent le campus est fermé. Nous ne pouvons plus attendre ! On ne peut pas accepter que le campus pédagogique reprenne ses activités sans que le campus social ne reprenne son fonctionnement normal. On ne peut pas continuer comme ça !», a lancé le président de l’amicale qui imagine les conditions difficiles que vivent les étudiants. «Pour un étudiant, c’est difficile de payer chaque jour le petit déjeuner et le déjeuner. C’est certainement ce que l’Etat avait compris en mettant à notre disposition des restaurants et en réduisant le coût de la restauration», fait remarquer le président Bâ, tout furieux contre les autorités du Coud, qu’il invite à prendre leurs responsabilités. «Le rôle du Coud, c’est d’accompagner l’étudiant dans sa réussite. L’étudiant ne peut pas s’épanouir dans ces conditions. Nous appelons donc la direction du Coud à prendre ses responsabilités pour régler cette situation le plus rapidement possible», dit-il.
«S’ils savent que le campus ne peut pas ouvrir le 2 novembre, qu’ils nous appellent au moins pour nous en informer», s’indigne-t-il. De guerre lasse, Bâ indique que si l’amicale n’obtient pas satisfaction, elle utilisera d’autres moyens de pression. «J’ai entendu dire qu’ils ont des problèmes avec le repreneur des restaurants. Si c’est avéré, c’est à eux de gérer cette situation. Ce n’est pas à nous étudiants d’en subir les conséquences. Tout ce que nous demandons c’est qu’on ouvre le campus social. Nous utiliserons tous nos moyens de combat légal pour contraindre le Coud à le faire», soutient celui qui est à la tête de l’amicale de la Flsh.
Outre le volet social, d’autres manquements ont été relevés dans le volet pédagogique par Steven Dame Sène, le président de la commission pédagogie de l’amicale de la Flsh. Il s’agit, entre autres, de l’indisponibilité des fiches d’inscription pour les nouveaux bacheliers et la vente illégale de ces mêmes fiches. «L’administration a mis à la disposition de l’amicale quelques fiches. Mais c’est insuffisant ! C’est seulement une centaine de fiches alors que les orientés au niveau de la Flsh font 7688. On ne peut pas commencer avec 102 étudiants, au risque de créer un problème», note M. Sène.
aly@lequotidien.sn

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