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La Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) dispose d’une bibliothèque. Estimée à 15 millions de francs Cfa et d’une capacité d’accueil de 100  à 200 visiteurs, avec l’extension prévue à moyen terme, elle demeure une nécessité, selon Pierre Sarr, Doyen de ladite Faculté.

Pierre Sarr, Doyen de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh), a l’air heureux après avoir réussi à doter la toute première bibliothèque facultaire. Une anomalie conjuguée au passé. «Ce jour (hier) marque un tournant dans l’histoire de la faculté qui, depuis sa création en 1958, dispose pour la première fois d’une bibliothèque facultaire», a-t-il déclaré lors de la cérémonie d’inauguration, tenue hier dans le hall de la Flsh. Pr Sarr a rappelé que l’implantation d’une bibliothèque entre dans le cadre des missions de l’université pour pouvoir faciliter la recherche et la documentation de ses pensionnaires. Pour une capacité d’accueil de 200  visiteurs, avec l’extension prévue  à moyen terme, la bibliothèque dispose, pour le moment,  de 8 mille ouvrages sur 12 mille prévus. Elle sera alimentée par les dons provenant des départements, la production scientifique des enseignants de la faculté et du fonds reçu de la bibliothèque centrale. M. Sarr a également annoncé la réception cette année de nouveaux ouvrages pour une valeur de 10 millions F Cfa.
Dans le même souci de faciliter le travail de recherche, une interconnexion  de la bibliothèque facultaire avec la bibliothèque centrale et l’ensemble des bibliothèques des autres établissements, facilitera la recherche et la documentation aussi bien par voie physique que par voie électronique. Ibrahima Thioub a souligné que l’un des volets majeurs de la réforme en cours consiste à soutenir le renforcement de la documentation des bibliothèques de l’enseignement supérieur et la mise en place d’un système d’intégré des bibliothèques.
Le recteur a magnifié le concours «appréciable» que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ne cesse d’apporter dans ce projet dont à son avis, la pertinence n’est pas à démontrer. En termes de qualité la documentation, le livre en l’occurrence, constitue un atout majeur pour relever les défis de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est pourquoi, de l’avis de M. Thioub, l’initiative de la Faculté des lettres s’insère harmonieusement dans le cadre global des reformes en cours à l’Ucad et la profonde évolution de l’enseignement supérieur depuis la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur. «La recherche occupe une place prépondérante et pour cela, la documentation est impérative et pour se documenter, nul lieu n’est plus indiqué que la bibliothèque», insiste-t-il.
Amadou Abdou Sow, directeur de l’Enseignement supérieurd s’est félicité de la contribution essentielle de la  Flsh dans le cadre de l’amélioration des conditions d’études et de recherche, en mettant à proximité des étudiants et des enseignants-chercheurs un fonds documentaire physique ou virtuel en vue de répondre à leurs attentes. Il a enfin exhorté les utilisateurs à prendre soin de l’outil pour en faire bon usage pour les futures générations.
bseck@lequotidien.sn

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