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La tension est permanente à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis où les étudiants ont à nouveau décrété 120h de journées sans tickets pour protester contre le fonctionnement du Crous. Cette décision n’a par contre rien à avoir avec l’exclusion annoncée de quatre étudiants pour actes d’indiscipline.

Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis vont renouer avec leurs vieilles habitudes. La coordination qui les regroupe a décrété depuis mercredi soir 120h de Journées sans tickets (Jst). Cette décision n’a cependant rien à voir avec celle qui aurait été prise par le Conseil de discipline de l’Ugb d’exclure quatre de leurs camarades impliqués dans le vandalisme du bureau du recteur. Elle a été prise, selon Aboubacry Sall, président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis-Louis (Cesl), pour protester contre «le fait que le Crous refuse de se conformer à nos mots d’ordre pour l’amélioration des conditions de vie de nos membres». Il fait un rappel des évènements qui les ont conduits à prendre cette mesure : «Au mois d’avril dernier, la Cesl avait décidé entre autres de demander aux étudiants de ne plus payer le loyer des chambres tant que les conditions de vie des étudiants ne sont pas améliorées par les autorités universitaires, incapables de régler les problèmes d’insalubrité et de livrer à temps les bâtiments en construction dans le campus universitaire et dont le délai de livraison est largement dépassé.» En tout cas, Aboubacry Sall regrette que le Crous «non seulement ne veut pas nous reconnaître notre pouvoir de prendre des décrets pour défendre nos intérêts, mais nous oblige à payer le loyer d’avril à maintenant».
Par ailleurs, la Cesl reste disposée à poursuivre le dialogue même si elle ne veut pas se prononcer sur l’exclusion annoncée de l’un de ses quatre membres. Sur cette affaire, les étudiants se veulent clairs dans la mesure où ils soutiennent encore qu’aucun de leurs camarades n’a reçu de notification d’exclusion même si «nous reconnaissons que le Conseil de discipline de l’Ugb s’est bien réuni lundi». Interrogé sur une médiation qui aurait été entreprise par l’Association «Wasanar», regroupant d’anciens pensionnaires de l’Ugb, pour régler le problème à l’amiable, M. Sall reconnaît que la Csel a «bien été contactée en ce sens par cette structure et par d’autres». Pour lui, «les étudiants restent disposés à dialoguer avec toutes les bonnes volontés pour que l’espace universitaire soit davantage apaisé».
cndiongue@lequotidien.sn

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