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A cause du coronavirus, les étudiants de Saint-Louis ne pourront pas commémorer l’anniversaire du décès tragique de Fallou Sène. En attendant le dossier de cet étudiant, tué d’une balle le 15 mai 2018, n’a pas encore été vidé sur le plan judiciaire.

Ce vendredi 15 mai marque le deuxième anniversaire de la mort de Mouhamadou Fallou Sène, tué lors d’affrontements entre étudiants et gendarmes à l’université Gaston Berger. Deux ans après ce meurtre, ses camarades ne pourront pas commémorer sa mort à cause du contexte du coronavirus dans le campus social vidé de ses occupants depuis sa fermeture. Mais, ils comptent marquer ce jour d’une autre manière : loin de leurs bases, les pensionnaires de Sanar, à défaut de pouvoir organiser des manifestations, la Coordination des étudiants de Saint-Louis a quand même invité ses membres à mettre dans leurs WhatsApp la photo de Fallou Sène surmontée de plusieurs slogans : «Non à un crime sans criminel, justice nous demandons ! Justice nous réclamons ! Justice nous exigeons !» Les étudiants de Sanar, qui ont lors du premier anniversaire révélé s’être rendus à Patar auprès des parents de Fallou Sène, avaient aussi organisé une marche pacifique au cours de laquelle ils avaient dit avec fermeté, leur volonté de faire en sorte que justice soit rendue sur cette affaire. Ils avaient aussi organisé un récital du Coran et une procession qui les avait conduits sur le lieu où Fallou Scène est tombé ce jour triste du 15 mai 2018. L’étudiant Fallou Sène a été tué lors d’affrontements ayant opposé étudiants de l’Ugb en grève et gendarmes intervenant dans le campus sur réquisition du recteur afin de mettre fin aux journées sans ticket décrétées par les étudiants pour protester contre leur dures conditions d’existence.
Depuis ce triste 15 mai, les étudiants de Sanar, appuyés par leurs camarades des autres universités du pays, continuent de réclamer justice. Alors que le dossier avait connu quelques avancées avec la mise sous contrôle judiciaire d’un gendarme, il est loin de connaître son épilogue.

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