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Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ne démordent pas. Ils ont décidé de maintenir le mot d’ordre de boycott des activités pédagogiques pour s’opposer à la reprise graduelle des cours. En revanche, ils restent ouverts au dialogue pour trouver une solution et éviter de compromettre l’année universitaire très perturbée par la survenue du coronavirus.

A l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, les étudiants campent sur leur position : il n’y aura pas de reprise graduelle. En Assemblée générale hier, la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) a décidé de maintenir le boycott des activités pédagogiques. Elle a aussi reconduit le mot d’ordre de 72h de journée sans ticket. L’ambiance est évidemment très tendue à Sanar. Même si ses pensionnaires exigent une reprise générale, ils ne ferment pas complètement les portes du dialogue avec les autorités universitaires afin de sauver l’année universitaire. Ils ont sorti un calendrier de reprise dans lequel ils ont consigné des propositions concrètes de sortie de crise. «En tant que structure responsable, nous avons préparé un document pour proposer aux autorités universitaires un calendrier de reprise qui prendra en charge toutes nos préoccupations pédagogiques avec garantie. Il faut qu’elles comprennent que celui qu’on veut nous imposer est irréaliste. Donc qu’elles reviennent à de meilleurs sentiments pour sauver les enseignements dans une dynamique inclusive au lieu de s’enfermer dans les bureaux et décider seules», déclare Oumar Chérif Diallo, président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis. En ouvrant cette fenêtre de discussions, la Cesl reste à l’écoute des autorités universitaires. Mais elle se «réservera le droit de défendre ses intérêts par tous les moyens».
Au rythme où évoluent les choses, l’année universitaire risque d’être compromise à l’Ugb où l’administration peine depuis plusieurs années à instituer une année universitaire normale à cause des grèves récurrentes. Ce retard va chambouler le planning mis en place par l’Assemblée de l’Université qui comptait utiliser les quelques mois restants pour achever les enseignements. A cause de cette instabilité chronique dans cette institution qui fut la plus réputée et paisible de ce pays, c’est la crédibilité même des diplômes délivrés à Sanar qui risque d’être remise en cause.
Il faut savoir que les étudiants avaient décidé le 1er septembre dernier de s’opposer à la reprise graduelle des cours décidée par les autorités universitaires de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. Ils avaient boycotté les salles de cours, initié des journées sans ticket pendant 72h. Jusque-là, la direction du Crous n’a posé aucun acte qui mettrait un terme à cette pratique pour éviter un affrontement avec les étudiants. Elle les a accompagnés dans leur installation dans les villages, a doté chaque étudiant d’un kit de protection contre le Covid-19.

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