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Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis sont déterminés à aller jusqu’au bout pour que justice soit rendue pour Fallou Séne décédé au mois de mai dernier suite à des affrontements entre Forces de l’ordre et étudiants. Dans un communiqué, la Coordination des étudiants de Saint-Louis, qui constate une léthargie dans ce dossier, menace d’employer «tous les moyens d’action nécessaires pour que le droit soit dit».

Le mouvement de grève à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb) risque de reprendre dès le mois d’octobre, si le dossier de Mouhamadou Fallou Séne n’évolue pas. C’est en substance l’avertissement lancé par la Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl). Dans un communiqué, les membres de cette organisation constatent avec regret que 4 mois après le décès de leur camarade «aucun acte concret qui tendrait à rassurer la communauté estudiantine n’a été posé par les pouvoirs publics». Dans son document, la Cesl condamne «la léthargie notoire et manifeste constatée dans ce dossier». Renouvelant ainsi leur engagement et détermination à continuer le combat pour la justice et la dignité, les étudiants de l’Ugb promettent d’employer «tous les moyens d’action nécessaires en octobre afin que le droit soit dit sur l’affaire Fallou Sène d’une part et d’autre part à veiller au respect des engagements pris». S’agissant de ce dernier point, la Cesl dit prendre acte du communiqué du Conseil des ministres du 12 septembre dernier et «dans lequel le président de la République exhorte le Premier ministre à suivre l’application effective des engagements pris à l’endroit des étudiants». Pour rappel, Mouhamadou Fallou Sène est décédé lors des affrontements entre étudiants et Forces de l’ordre au mois de mai dernier au campus social de l’Ugb. Une situation qui avait paralysé l’enseignement supérieur public sénégalais avec des grèves dans presque tous les campus. Les étudiants de l’Ugb, qui ont repris le chemin des amphis après des assurances de la part des autorités que justice sera rendue, risquent de déterrer la hache de guerre. Parce que jusque-là, le dossier transmis au Parquet de Dakar n’a connu aucune évolution. Malgré les assurances des autorités.

dkane@lequotidien.sn

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