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Huit soldats burkinabè ont trouvé la mort mercredi matin dans l’explosion d’une mine alors qu’ils se rendaient dans le Soum, au nord-est du pays, une région aux mains du groupe jihadiste Ansarul Islam. Quelques jours plus tôt, trois hommes ont été enlevés dans la même zone.
La semaine dernière, c’est un prêtre italien qui avait été kidnappé au sud-ouest du Niger, alors qu’au Nord du Mali, des notables de Kidal et des officiers de Tombouctou ont été assassinés en pleine ville.
La menace est réelle, l’urgence absolue et pourtant le G5 ne parvient toujours pas à être opérationnel. Pour l’anniversaire de sa première année, en juillet dernier, c’est son Qg de Sévaré, au Centre du Mali, qui a été soufflé par une attaque jihadiste spectaculaire. De quoi couper les ailes d’une force censée monter en puissance. Des têtes sont tombées. Au commandement de la force, le général malien, Didier Dacko, a été remplacé par le général mauritanien, Hanena Ould Sidi.
En décembre dernier, le Président français, Emmanuel Macron, avait promis des résultats, dès le premier semestre 2018, mais six opérations conjointes plus tard, la force n’a toujours pas croisé le fer avec les terroristes.
L’un des premiers défis du G5 Sahel reste celui de son financement. La force n’a toujours pas touché l’intégralité de son budget pour la première année d’opérationnalisation et le G5 est toujours en quête d’un mécanisme de financement pérenne comme l’explique Nicolas Desgrais, doctorant à l’université de Kent et spécialiste de la coopération militaire au Sahel. «Il y a une conférence à Bruxelles en février dernier qui a réussi à récolter 414 millions d’euros, mais les décaissements peinent à arriver jusqu’à la force. En raison d’abord de la multiplicité des différents bail­leurs : il y a des organisations internationales comme l’Union européenne, il y a des pays, donc une multiplicité d’acteurs avec des canaux différents», explique Nicolas Desgrais, spécialiste de la coopération militaire au Sahel.

Rfi

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