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La Direction de la protection des végétaux (Dpv) compte recourir, dans les prochains jours, à un hélicoptère d’une compagnie agro-indus­triel­le de Saint-Louis (Nord) pour lutter plus efficacement contre les oiseaux granivores et autres ravageurs dans le Nord du pays, a annoncé mardi, à Rihcard-Toll, Assane Samba, responsable régional de la structure à l’Aps. «Aujourd’hui, grâce à un partenariat avec les producteurs et d’autres acteurs, nous allons sous peu utiliser un hélicoptère d’une firme agro-industrielle basée à Saint-Louis pour combattre les oiseaux granivores et autres ravageurs», a-t-il déclaré.  S’adressant à des journalistes en marge d’un atelier de formation sur la gestion des oiseaux granivores, le chef de la base de la Dpv de Richard-Toll a notamment assuré de la levée de toutes les contraintes techniques et administratives liées à l’utilisation de cet appareil. «Nous avons ces derniers temps essayé de faire voler nos avions pour lutter contre les oiseaux granivores et autres ravageurs mais nous n’avions pas pu le faire faute de moyens. C’est maintenant faisable grâce à l’implication de tous les acteurs», a-t-il fait valoir.
L’utilisation de moyens aé­riens dans la lutte contre les ravageurs a été une des principales demandes des participants à cet atelier de formation consacré à la gestion des oiseaux granivores dans la vallée du fleu­ve Séné­gal. Une trentaine de producteurs et d’autres structures techniques prennent part à cette rencontre organisée à la base de la Dpv du village de Di­diery, aux faubourgs de Ri­chard-Toll, dans le département de Dagana, a constaté l’Aps.  «Il s’agit d’échanger avec les producteurs sur les moyens de lutter plus efficacement contre les ravageurs des récoltes. C’est un lien fondamental qui peut nous aider à mieux combattre ce fléau», a expliqué le responsable régional de la Dpv.  «Nous rencontrons beaucoup de difficultés dans cette lutte en raison des moyens humains et logistiques pas toujours suffisants. Nous avons d’ailleurs besoin de trouver d’autres formes de lutte pour venir à bout des oiseaux granivores», a-t-il souligné.
Assane Samba a ajouté : «cet échange est nécessaire pour la réussite des opérations sur le terrain. Nous avons besoin des producteurs dans la détection des foyers des ravageurs et dans le ciblage des zones d’intervention». «A force de toujours avoir recours aux produits chimiques, on pousse les ravageurs à développer des résistances qui font qu’on sera obligés d’augmenter les quantités ou de trouver d’autres molécules», a-t-il averti. Selon lui, les ravages des oiseaux granivores sont surtout ressentis dans les zones fluviales et dans le delta du fleuve Sénégal.
Un oiseau consomme 3 grammes de riz et en gaspille 20. Une nuée de 100 000 oiseaux consommerait 300 tonnes de riz par jour et en gaspillerait 2 000 tonnes, lit-on dans un document de la Dpv remis aux participants.

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