PARTAGER

Arrêté par la police de Mbour mardi, un trafiquant présumé d’espèces protégées est actuellement soumis au feu roulant des questions des limiers de la Petite-Côte. Il a été saisi, suite à des perquisitions à sa boutique et à son domicile, 2 pointes d’ivoire brute, de peau de léopard, ainsi que des articles de luxe en peau de crocodile. Ainsi le Sénégal effectue sa première saisie de pointes d’ivoire brute d’éléphant.

La lutte pour la protection des espèces protégées produit de nouveaux résultats avec la toute première saisie, à Mbour, de pointes d’ivoire brute d’éléphant au Sénégal. En effet, les éléments de police du Commissaire Lèye, appuyés par les agents de l’Inspection régionale des Eaux et forêts et le projet Salf de l’Ong Wara, ont procédé à l’arrestation dans la capitale de la Petite-Côte, mardi, «d’un présumé trafiquant pour trafic et commerce illégal de contrebande de pointes d’ivoire d’éléphants et de peau de léopard, ainsi que des articles de luxe en peau de crocodile», souligne un communiqué du projet Salf de l’Ong Wara l’Ong Wara rendu public hier. Le mis en cause a été arrêté «en flagrant délit de détention, et commercialisation illégale de faune sauvage».
Le document renseigne aussi que le présumé trafiquant, placé en garde à vue par les limiers du Commissariat de Mbour, fait actuellement l’objet d’une audition pour les besoins de l’enquête. Des perquisitions effectuées à la boutique et au domicile du mis en cause ont permis aux policiers de Mbour et à leurs appuis de mettre la main sur «2 pointes d’ivoire d’éléphant soit 5 kg d’ivoire brute, une peau entière de léopard et des articles de luxe en peau de crocodile». «Ces 3 espèces sont toutes intégralement et farouchement protégées au Sénégal», indique le communiqué du projet Salf de l’Ong Wara l’Ong Wara. Qui informe aussi, à propos des délits visés, que «si les infractions sont confirmées, les condamnations pourraient être très sévères et aller jusqu’à 1 an de prison ferme».
«Donner un signal fort aux trafiquants de toutes nationalités, quant à la volonté de l’Etat sénégalais de mettre fin à ce commerce illégal pour assurer la survie des espèces et combattre ce crime organisé» demeure, aux yeux des membres du projet Salf de l’Ong Wara, l’objectif visé à travers les nombreuses interpellations dont les services de sécurité sont les auteurs.
Le projet Salf de l’Ong Wara avertit d’ailleurs que «la situation des éléphants est plus qu’alarmante sur le continent et leur extinction définitive est programmée d’ici 20 ans si ce commerce illégal ne prend pas fin immédiatement».
mdiatta@lequotidien.sn

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here