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S’il y a des agents qui sont injustement discriminés au sein de leur ministère, il s’agit bien des travailleurs de l’Education surveillée.
En effet, ces travailleurs de l’ombre chevauchent entre l’éducatif, le social et le judiciaire. Cependant, malgré des innovations engagées par l’Etat, ces derniers demeurent toujours dans une situation d’impasse car, faisant souvent l’objet de discrimination quant à l’octroi de certains avantages et privilèges aux autres corps du cadre des fonctionnaires du ministère de la Justice.
Ces discriminations ont pour noms :
La non- prise en compte des travailleurs de l’éducation spécialisée dans le fonds commun de la justice, cette discrimination sans fondement légal et légitime doit être corrigée sans délai. Car, ces travailleurs contribuent substantiellement à l’assiette de ce fonds commun ;
L’absence d’une indemnité de sujétion pour les chefs de service de la Direction de l’éducation surveillée et de la protection sociale (Desps), ces derniers ne bénéficient d’aucune indemnité liée à leurs responsabilités ;
L’absence d’une indemnité d’usure et de risque : certaines tâches liées au travail entraînent de façon anormale et rapide l’usure des vêtements et autres accessoires relatifs au port vestimentaire. En plus, les travailleurs de l’éducation spécialisée sont exposés à toutes formes de violences dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes ;
Une indemnité de participation à la judicature insuffisante comparée à celle octroyée aux autres corps du ministère ;
Un dilatoire quant à l’ouverture du concours des inspecteurs de l’éducation surveillée et de la protection sociale dont la première promotion est sortie depuis 2015. Une telle situation hypothèque le plan de carrière de toute une corporation.
Ces faits en disent long sur l’ostracisme incompréhensible que des fonctionnaires du ministère de la Justice nourrissent à l’égard des travailleurs de l’éducation spécialisée.
Mais en dépit de ce mépris séculaire et endémique, notre corporation n’a jamais connu la tradition d’un syndicalisme plus ou moins combatif et moins encore, les troubles subséquents. Seul le dialogue participatif, courtois et serein, demeure notre credo.
Aussi, l’équité et la justice constituent assurément les garants d’une cohabitation apaisée entre les membres de toute communauté humaine. Ainsi, Monsieur le Garde des sceaux, ministre de la Justice, la balle est dans votre camp pour l’installation d’un climat social apaisé dans la famille de la justice.
Baba Lyssa NDIAYE
Secrétaire Général du Syndicat Nationale des Travailleurs en Education Spécialisée
lyssa.baba@gmail.com

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