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Le sous-sol casamançais est toujours piégé d’engins explosifs. Même s’il est difficile d’évaluer de façon exhaustive l’ampleur de la situation dans le nord Sindian du fait de l’insécurité. En attendant, les mines y continuent de faire encore des dégâts autant chez les populations civiles que chez les militaires. Ce fut le cas à nouveau ce samedi avec un véhicule de l’Armée qui a sauté sur une mine à la sortie du village de Lefeu et en allant vers Bouyème. Selon des sources bien informées, le pick-up de l’Armée est endommagé à hauteur de 40% et le bilan fait cas de 8 blessés. Il y a une semaine, un véhicule de l’Armée avait aussi sauté sur un engin explosif et avait fait un blessé grave, qui était au service des urgences du Centre de garnison de l’Armée à Ziguinchor.
Ces soldats étaient en opération de sécurisation dans le cadre de la lutte contre les trafics de bois et de chanvre indien dans le nord Sindian. Dans cette zone, les incidents étaient jadis fréquents à cause de l’intérêt économique lié à ces trafics qui ont longtemps constitué pour la rébellion une économie de guerre.
Il faut rappeler que c’est également à la sortie de ce même village de Lefeu, localité du nord Sindian située à environ 100 km de Ziguinchor, où Mme Jeannette Fournier, membre de délégation régionale du Comité international de la Croix-Rouge (Cicr) de Ziguinchor, avait sauté sur une mine le 1er septembre 2006. Cet engin qui, en plus d’avoir tué la déléguée de la Cicr, qui effectuait une mission d’évaluation en vue de déterminer les besoins des personnes déplacées à cause d’affrontements, avait blessé ses autres collègues qui étaient aussi dans le véhicule.

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