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Structurer et professionnaliser la danse, les danseurs s’accordent à en faire leur combat. C’est qui leur vaut la mise en place d’une association dénommée Association des danseurs du Sénégal (Ads). «Notre vœu est d’extirper de la danse une certaine vulgarité que des non-initiés y ont installé. C’est un combat que nous ne pouvons pas gagner sans l’aide des chanteurs. La forme c’est vous, le fond c’est nous les danseurs. La danse est constituée de temps forts et de temps faibles», a souligné la danseuse Fatou Woré, vice-présidente de l’Ads, lors d’une conférence tenue au centre Blaise Senghor. «Je ne sais plus à quoi ressemble la danse maintenant», souligne la danseuse. «Les danseurs sont souvent diabolisés», ajoutent les membres de l’Ads qui défendent l’idée selon laquelle le danseur devrait s’armer d’une bonne image en prenant soin de son port vestimentaire.
Revenant à la charge, Fatou Woré dit avoir cessé de danser dans les clips dans la mesure où les musiciens ne laissent pas aux danseurs le temps de s’imprégner du projet alors que cela exige quinze jours à un mois de répétition. Fatou Woré souligne ainsi que la structure compte ouvrir une école de danse pour encadrer  ceux qui voudraient se lancer dans la danse.
Se considérant comme la première association qui regroupe plusieurs formes de danse dont celle du hip-hop, les membres de cette association dont la présidente est Nogaye Ngom, danseuse de Youssou Ndour, souhaitent que leur métier fasse l‘objet de plus considération. «Nous voulons une reconnaissance»,  souligne le chorégraphe Ambroise  Gomis.

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