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L’Assemblée, au même titre que le judiciaire et l’exécutif appartiennent maintenant aux ambitions d’un Président surpuissant, aux tentacules surdimensionnées. Une fois de plus, le président de la République, au cumul de prérogatives, institution de son Etat, maitre des poursuites et mandataire autoproclamé de l’Hémicycle, a imposé sa volonté calculée comme d’habitude.
Après avoir évincé des ministres compétents de son gouvernement car ceux-ci ne pouvant être le bras prolongé d’un diktat français, après avoir accueilli tous les transhumants politiques car ayant coulé leur navire et délaissant leur idéologie sans socle apparent aucun, après avoir éliminé le maire de la capitale, trop ambitieux pense-t-il, il tisse alors un tamis sans déversoir aux potentiels candidats sur un seul point que je retiens : le cumul de signatures ou le doublon de signatures.
Ainsi, il recalera des prétendants et aura certainement l’outrecuidance d’aller à des élections que lui garantira la France à laquelle, sans nul doute, il restera allégeant et reconnaissant comme le bon nègre obéissant «y a bon banania». Cette énième Assemblée en qui le Peuple avait porté toute sa confiance, renoue avec les votes mécaniques, les exécutions d’ordres et la validation de lois scélérates. Le 19 avril sera la date enclencheuse  et le point de départ d’une déchéance inéluctable d’un régime qui ne ménage aucun effort pour effilocher une démocratie maintenant hypothéquée, prostituée et à la merci d’un dictateur comme toujours marionnette d’une France et de son Président toujours conquérants de nos terres et ses ressources qu’ils convoitent depuis 1742.
Par ailleurs, pour la France, ce que peut-être beaucoup ignorent, l’Afrique est ce que le garde-manger représente pour l’écureuil en hiver. Elle aura certes besoin de rabatteurs, en l’occurrence de Présidents assujettis à sa cause. La France a besoin de notre Président, des thuriféraires affidés à leur (..) besogne.
Ce 19 avril 2018, l’Assemblée nationale de la honte s’est offerte  à l’ire d’un Peuple en berne, n’attendant que le moment des suffrages. Un projet de loi validé sans débats. Un recul incommensurable de notre pauvre démocratie. Le cas de Mobutu, l’ex-très puissant dictateur, l’ex-ami et coordinateur de la fameuse France-Afrique, fut passé par ses entremises. Comment finit-il ?

Ahmadou Bamba DIOP
Bamba.2000@live?fr

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