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La formation professionnelle et technique constitue un levier important sur lequel s’appuie le Président Macky Sall dans son ambitieuse vision. Cette nouvelle dynamique répond à la volonté du chef de l’Etat de corriger les disparités qu’il y avait dans l’offre de formation, le retard en matière d’infrastructures et les difficultés à s’adapter aux exigences de la compétition qui caractérise le monde moderne. Dans le cadre du renforcement du capital humain, (axe 2 du Plan Sénégal émergent), le chef de l’Etat, une fois élu à la tête de l’Etat du Sénégal, a engagé le gouvernement dans une dynamique de mise en place de plusieurs infrastructures et d’exécution de nombreux programmes et projets de formation.
C’est le cas du Fonds de financement de la formation professionnelle (3Fpt) qui octroie annuellement des bons de formation à des jeunes et offre une formation sanctionnée d’un nouveau diplôme : le Certificat de spécialité. Ce fonds est en passe d’atteindre l’objectif 6 600 bénéficiaires pour la formation du personnel des entreprises et 8 300 autres bénéficiaires con­cer­nant les demandeurs individuels.
Pour renforcer le dispositif, l’Etat a mis en place le Projet formation école entreprise (Pf2e), en étroite collaboration avec le secteur privé. Plus 10 mille jeunes recevront des formations dans le cadre du modèle de formation duale école-entreprise, financée à travers la Contribution forfaitaire à la charge de l’entreprise (Cfce), à côté d’autres initiatives développées avec le secteur privé. Chaque jeune en formation recevra une bourse de 40 mille F Cfa par mois pendant une période de trois ans.
Toujours pour la formation, l’Office national de formation professionnelle (Onfp) offre des formations gratuites dans divers domaines. D’ici 2020, 4 000 jeunes seront formés dans les domaines de l’horticulture, de l’aviculture et du tourisme et 10 mille autres pourront accéder à des Certificats de spécialité à travers le Projet de formation professionnelle pour l’emploi et la compétitivité (Fpec). L’Office national de la formation professionnelle envisage aussi de former 2 000 jeunes dans les métiers du pétrole et du gaz ainsi que 2 000 ouvriers meuniers, 4 068 apprentis et 814 maîtres. D’ailleurs, comme mesure anticipative dans la perspective de l’exploitation des hydrocarbures, le chef de l’Etat a inauguré l’Institut national du pétrole et du gaz (Inpg) dont les 22 étudiants de la première promotion sont en formation pour un Mastère spécialisé dans les domaines du pétrole et du gaz, sanctionné par un diplôme spécialisé d’ingénieur. C’est une première en Afrique de l’Ouest. L’Inpg fournira des formations certifiantes aux techniciens et opérateurs pétroliers et gaziers ainsi que ceux des domaines connexes de l’industrie.
L’Etat a entamé une vaste campagne d’équipement des Centres de formation professionnelle (Cfp) pour adapter la formation aux besoins de l’économie. Le Président Macky Sall a inauguré le 15 octobre 2018, à Diamniadio, le nouveau Centre sectoriel de formation professionnelle aux métiers de la mécanique et des engins motorisés (Csfp-Mem) d’un coût de 6,5 milliards de francs Cfa pour une capacité de 376 apprentis. Après la promulgation de la Loi d’orientation sur la formation professionnelle et technique, le Président Macky Sall a décidé d’allouer la totalité de la Cfce à la formation professionnelle et technique ; ce qui constitue une mesure hardie.
Deux lycées professionnels à Sandiara et Fatick d’un coût global de 5,7 milliards sont déjà achevés, auxquels s’ajouteront cinq autres lycées professionnels à Linguère, Thionk Essyl, Sédhiou, Ogo et Tambacounda pour un coût global de 86 milliards. Il a été entamé la réhabilitation totale des anciens lycées techniques, du Centre d’entrepreneuriat et de développement technique G15, du Cfpt Sénégal-Japon, du Centre national de qualification professionnelle (Cnqp), des Centres de formation professionnelle (Cfp) de Yarakh, Kédougou, Sédhiou, Vélingara, Fissel, Ndiaganiao, Lalanne, Birkilane et Mont-Rolland, sans oublier le démarrage de la construction de centres de formation professionnelle dans les localités de Porokhane, Naba­dji Civol, Mboumba, Ngourane, Foundiougne, Goudomp, Ndan­gal­ma, Koungheul, Médina Gou­nass, Thiempieng, Ndou­loumadji, Aéré Lao et Sokone, à travers les fonds de la Cfce, pour 4 milliards de F Cfa ainsi que la construction d’un centre de formation aux métiers de la foresterie à Boun­kiling, d’un centre orienté vers les métiers industriels à Sédhiou et d’un centre de formation aux métiers de l’agriculture et de l’élevage à Goudiry, pour un coût prévisionnel de 2,5 milliards de F Cfa. Pour aller plus loin dans sa logique de renforcer l’écosystème infrastructurel, le chef de l’Etat a demandé au gouvernement, à travers le ministère de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, de construire un centre de formation professionnelle ultramoderne dans chacun des 45 départements du pays. Sans oublier le programme de construction de 20 blocs scientifiques et techniques (Bst) que j’ai évoqué dans un précédent article.
Tous ces efforts dans la formation professionnelle et technique des jeunes sont en cohérence avec le programme Liggeyal ëllëk ou le «Rendez-vous avec l’avenir» dont les cinq initiatives majeures, les trois programmes et les cinq accès universels appellent à une complémentarité des actions, une inclusion renforcée et une territorialisation des structures et politiques publiques, pour une plus grande efficacité au bénéfice de tous les Sénégalais.
Mamadou Moustapha FALL
Conseiller technique au Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur (Faise),
Coordonnateur de la Cellule républicaine d’information et de Communication (Cric),
moustaphaby2000@yahoo.fr.

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