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Mamadou Thioune est dans tous ses états. Son crâne rasé transpire. Taille mince, les yeux rougeâtres du directeur de l’école Mame Yacine Diagne sont la conséquence de la furie des Forces de l’ordre déterminées à disperser tout rassemblement à l’avenue Georges Pompidou où des manifestants du sit-in étaient venus s’enquérir de leurs camarades arrêtés et acheminés à la police centrale. Retranchés dans l’école, ces militants de l’opposition ont provoqué l’ire des policiers. Et les grenades lacrymogènes ont été lancées dans l’établissement scolaire. Certains adolescents, face à l’odeur insoutenable, suffoquent, d’autres toussent. La scène est triste. De jeunes innocents qui ne savent plus où donner de la tête. L’école ressemble à un champ de bataille. «C’est inadmissible que des grenades lacrymogènes soient lancées à des élèves de 6 à 14 ans. Un pays qui se réclame de démocratie, qui fait semblant de l’être alors qu’il n’en est rien. Je condamne cet acte ignoble contre des enfants qui n’ont même pas l’âge de voter. Les autorités doivent arrêter cette police qui violente des adolescents», assène M. Thioune, le verbe gonflé de colère.

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