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Atteindre une production de 50 mille tonnes/an dans les trois prochaines années contre une production de seulement 1118 tonnes en ce moment. C’est le défi herculéen que veut relever la Directrice générale de l’Agence nationale de l’aquaculture, Téning Sène, qui, lundi et mardi derniers, était l’hôte de la région de Fatick dans le cadre d’une tournée nationale.

Dans le cadre de la relance du sous-secteur de l’aquaculture, le gouvernement du Sénégal, à travers le Plan Sénégal émergent (Pse), veut atteindre une production annuelle de 50 mille tonnes/an d’ici à 2023 contre seulement une production de 1118 tonnes actuellement. C’est ce qu’a fait savoir la Directrice générale de l’Agence nationale de l’aquaculture (Ana), mardi dernier à Missirah, dans la commune de Toubacouta, dernière étape dans la région de Fatick, d’une tournée de valorisation des infrastructures aquacoles du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs). A en croire Téning Sène qui a profité de cette occasion pour procéder à l’empoissonnement de 3 des 5 étangs de cette ferme aquacole de Missirah, comme elle l’a du reste fait la veille avec la ferme des femmes de Ndiaye-Ndiaye dans la commune de Fatick, aucun effort ne sera ménagé pour l’atteinte d’un objectif aussi ambitieux. Pour ce faire, il faudra, selon elle, travailler avec le secteur privé à lever les contraintes majeures à savoir l’accessibilité aux intrants, c’est-à-dire les alevins et l’aliment aquacole qui est importé à un coût qui ne permet pas aux acteurs de bien rentabiliser leurs exploitations. Comme autre goulot d’étranglement, elle a aussi souligné les difficultés du secteur privé à accéder aux financements. Sous ce rapport, Mme Sène a rappelé les efforts qui ont été déjà faits pour juguler certaines des difficultés sus mentionnées. Il s’agit notamment de la mise en place de petites fabriques d’aliments aquacoles à Fatick et Ndiar respectivement dans le cadre du P2rs et du Projet d’appui à la promotion de l’emploi des jeunes et des femmes (Papejf). «Nous allons aussi travailler à améliorer la productivité des infrastructures existantes mais aussi travailler avec le secteur privé à mettre en place des écloseries modernes de production d’alevins. En dehors de cela, il faut que le secteur privé soit accompagné pour accéder aux financements comme le font la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der) ainsi que d’autres institutions», a-t-elle indiqué.
Répondant aux interpellations des femmes qui exploitent la ferme de Missirah par rapport notamment à leurs besoins de formation, Téning Sène a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités de ces dernières pour pouvoir assurer la pérennité du projet.

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