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Quarante individus ont été déférés hier au parquet de Kolda par la police, suite aux affrontements de mardi dernier ayant opposé les conducteurs de motos Jakarta et la police. Ceux-ci s’étaient soldés par le saccage du commissariat de police, du domicile du commissaire et de l’agence locale du trésor public.

Les violents affrontements ayant opposé, mardi dernier, à Kolda les conducteurs de motos Jakarta et la police ne sont pas restés sans suite judiciaire. Le Quotidien a en effet appris de sources policières que des éléments de la Division des investigations criminelles (Dic) ont été dépêchés de Dakar pour mener des investigations dans la capitale du Fouladou afin de mettre la main sur les individus qui seraient à la base de la furie des conducteurs de moto Jakarta. Il nous revient qu’un nombre de quarante (40) individus a été arrêté. Ces 40 personnes sont soupçonnées par les limiers de la Dic d’avoir participé ou contribué au déroulement des violents évènements de mardi dernier à Kolda. A la suite de leur interrogatoire devant les policiers enquêteurs de la Dic, les mis en cause ont été déférés hier au parquet près le Tribunal de grande instance de Kolda, indiquent nos sources.
Les évènements de mardi dernier à Kolda s’étaient soldés par le saccage du commissariat de police (amputé de sa porte principale, du tableau de signalisation de sa devanture et de ses bureaux), du domicile du commissaire où tout a été détruit : les portes, les ventilos, les machines et autres types d’objet. L’agence locale du trésor public n’a pas été épargnée par les manifestants en colère. Les conducteurs de motos Jakarta accusaient les policiers d’être à l’origine d’un grave accident dont avaient été victimes l’un des leurs et sa passagère. Une accusation rejetée par la police, qui indexait le comportement du conducteur. Campant sur leurs accusations, les conducteurs de motos Jakarta se sont déchainés dans la rue pour étaler leur indignation, brûlant des pneus au niveau des différents points stratégiques de la ville. Obligée d’intervenir, la police a cherché à dégager les voies afin de permettre aux usagers de circuler librement. Etant débordée par les manifestants, elle finit par se replier.
La ville de Kolda, paralysée un moment, ne retrouvera le calme que grâce à l’intervention de l’Armée. Puisqu’après trois heures de négociation entre l’Armée et les jeunes, les éléments du 6ème bataillon d’infanterie de Kolda et du 26ème Bra (Bataillon de reconnaissance et d’appui), les violences se sont estompées.

mdiatta@lequotidien.sn

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