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«La reconstruction de la Sénégambie» est au cœur d’une rencontre à Dakar qui regroupe le mouvement Y’en a marre et les membres de la Société civile gambienne. «La construction de la Sénégambie des peuples» est au cœur du dispositif pour un projet dénommé “Mbokka” mis en place par les deux entités et qui fait l’objet  d’une rencontre à Dakar dont le thème est : «Quelles passerelles citoyennes pour la construction d’une Sénégambie forte ?» ‘’Mbokka’’  se veut une initiative de la jeunesse pour une union des peuples fondée sur ce que nous avons en commun : notre culture, notre histoire. «Le Sénégal et la Gambie ont une même histoire. Ils ont une communauté de destin», a déclaré hier le coordonnateur de Y’en a marre, Fadel Barro, lors de l’ouverture de rencontre où la présence de Alioune Tine de la Société civile et de celle d’une forte délégation de la société civile gambienne ont été notées. «Quand le Sénégal est enrhumé, la Gambie tousse. Et vice versa», avance M. Tine, qui insiste «sur la proximité des frontières entre les deux pays frères».
«Quand il y a des problèmes, on se parle. Quand il y a eu l’instabilité, vous avez vu l’Etat du Sénégal agir en Gambie. Avant les sociétés civiles sénégalaises ont travaillé avec les sociétés civiles gambiennes. Nous sommes en période de paix, c’est le moment de construire une véritable communauté des peuples», souligne M. Tine.
Fadel Barro souligne que «pour parvenir à l’unité africaine, il faut commencer par ce qui est possible, à savoir l’unité des peuples». «Faire l’unité des peuples du Sénégal et de la Gambie, c’est possible. Il suffit de mettre un peu de volonté, de nous investir. Si le drame de la colonisation a été de diviser, d’éloigner les peuples qui étaient ensemble, notre responsabilité historique c’est de reconstruire, de vivre en communauté pour construire notre développement», indique-t-il.
Saluant l’initiative, Alioune Tine de se réjouir  «qu’elle vienne de la jeunesse africaine». «C’est quelque chose qui nous encourage très profondément. Qui nous permet de nourrir un profond espoir sur le fait que nous avons une jeunesse qui est là, qui réfléchit, qui agit sur l’unité africaine», a confié l’ancien patron de la Raddho.
Pour que ce projet prenne corps, Alioune Tine a recommandé aux jeunes sénégalais et gambiens d’établir un lien avec les autorités, les chefs religieux. «La jeunesse assume ses responsabilités pour construire cette unité africaine. Ça va dans le sens de la construction de la Cedeao des peuples en 2020.On a eu la Sénégambie des Etats qui s’est cassé la figure», conclut-il.
ambodji@lequotidien.sn

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