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Le ministre du Développement industriel a rencontré la direction de Médis Sénégal, spécialisée dans la fabrication de chloroquine, pour essayer de relancer cette unité pharmaceutique dans ce contexte de lutte contre le coronavirus.

La crise du Covid-19 ramène Médis Sénégal au centre des intérêts du gouvernement. Le ministre du Développement industriel, des petites et moyennes industries a rencontré ce mardi les membres du Comité de direction de cette unité pharmaceutique, spécialisée dans la fabrication de chloroquine utilisée dans le traitement du coronavirus. «La société dont l’Etat du Sénégal est actionnaire est à l’arrêt depuis janvier 2020, pour diverses raisons rappelées par le Dr Aziz Dièye, directeur de Médis Sénégal. D’après lui, les difficultés sont nées de la perte de confiance des banques et fournisseurs partenaires, avec comme conséquences le non renouvellement des lignes de découvert et autres crédits de gestion, le durcissement des conditions de paiement des matières premières et articles de conditionnement, des ruptures et retards d’approvisionnement, des tensions de trésorerie exaspérées par un climat social délétère», détaille le ministre Moustapha Diop. Il rappelle que de 2017 à 2018, la société a enregistré des pertes d’exploitation, respectivement de 3,170 milliards et 1,100 milliard F Cfa.
Il faut savoir que les délégués de la firme pharmaceutique Médis Sénégal ont profité de la situation dans laquelle se trouve le monde pour alerter sur les difficultés qu’ils vivent. Dans un document, ils renseignent que cette firme, «la seule industrie pharmaceutique sénégalaise en exploitation, a fermé ses portes depuis le 15 janvier 2020», mettant en chômage technique ses employés à cause de difficultés financières. Montrant l’importance d’aider cette entreprise, les délégués soulignent que «certains médicaments de la firme (chloroquine, paracétamol, doliprane, quinine et terpine) sont actuellement utilisés dans le traitement symptomatique du Covid-19». Dans leur document, les employés de cette entreprise informent que «les rencontres décrochées avec le ministre de la Santé et les directeurs de plusieurs institutions de la République» n’ont rien donné. D’ailleurs, ils soutiennent que «la situation s’aggrave de jour en jour». Pour eux, cela « va à l’encontre de la politique de l’Etat en matière de lutte contre les faux médicaments et la promotion de l’industrie pharmaceutique locale». Les auteurs du document précisent que «l’Etat du Sénégal ne détient pas plus de 5% des actions de Médis Sénégal qui appartient pourtant au secteur stratégique de l’industrie du médicament». Face à cette situation, ils demandent à l’Etat «d’augmenter ses parts dans le capital dans le but d’avoir du cash pour redémarrer la production et imposer à la direction de Médis Sénégal le respect de ses engagements». Et aussi dans le but «d’éviter la faillite de la seule entreprise pharmaceutique en exploitation au Sénégal». Rappelant que le Sénégal aurait importé en «2018 des médicaments d’une valeur de 137 milliards de F Cfa», les délégués estiment que «la faillite de Médis Sénégal représenterait une catastrophe sanitaire et industrielle avec une suppression de plus de 250 emplois».

2 Commentaires

  1. Mais,c est de la securité sanitaire du pays qu’il sagit et puis l’industrie pharmaceutique ne connait pas de crise nul part dans le monde,déjà le desinteressement de l’etat ne se comprend pas il faut trouver pour nous toute l’histoire,svp. merci

  2. C est dommage que l état ne s implique pas d avantage dans les secteurs stratégiques de notre économie. L émergence c’est aussi ça, dépendre de moins en moins de l extérieur. L expertise sénégalaise dans l industrie pharmaceutique est énorme car ceux que Pfizer a forme et ceux de MediS encore en fonction
    Ne sont pas moins brillants que les employés des autres firmes internationales

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